DES ADÉNITKS GLANDULAIRES EN GÉNÉRAL
lution de l'inflammalioii commence. Les adénites qui se terminent par suppuration présentent d'abord de la tuméfaction et de la douleur pendant trois jours en nioyeuue; un frisson se montre, et puis la tuméfaction augmente, la peau rougit et devient œdémateuse, la tension augmente, et du dixième au douzième jour la fluctuation est évidente ; il y a un ou plusieurs abcès formés. Les adénites suppurées ouvertes tardivement peuvent passer à l'état chrouique, c'est-à-dire que des fistules persistent, et que le tissu de la glande reste dur, et, chose non moins remarquable, lorsque les adénites sont ouvertes prématurément avant qu'il y ait du pus, le mal passe aussi à l'état chronique. Cette remarque prouve donc que la connaissance du cours naturel des adénites est indispensable à consulter pour instituer le traitement.
Les adénites résolutives sont la thyroïdite, Vorchite, la parotidite, le plus souvent, les «rfm/fes salivai res en général, et l'adénite lacrymale.
Les adénites qui suppurent et se résolvent dans des proportions à peu près égales sont les adénites lymphatiques, la prostatite, l'inflammation des glandes en grappes du col utérin, appelée improprement acné du col.
Les adénites qui suppurent le plus souvent sont V adénite vidvo-vaginale et Vadénite de la glande de Cooper, quoique son inflammation soit rare, l'adénite mammaire, les adénites sudoripares de l'aisselle.
Les indications du traitement des adénites résolutives sont la temporisation et les émollients. Rarement il est nécessaire d'avoir recours à la révulsion. Les cataplasmes et le repos suffisent. La révulsion la meilleure à employer est le badigeonnage avec la teinture d'iode (deux couclies); " cette révulsion ofl're cet avantage, qu'on peut la renouveler tous les jours. L'orchite seule ne doit pas être traitée de cette manière: d'abord parce que la révulsion sur le scrotum est excessivement douloureuse, et que l'on s'expose à provoquer une gangrène de la peau fine du scrotum. Nos anciens se rappellent encore les accidents qu'ont causés la boue de rémouleur et le sulfate de fer sur les orchites. Mais si pour ces adénites spéciales on est obligé de n'avoir point recours aux révulsifs, on peut employer les émissions sanguines, mais cà la condition de ne point appliquer les sangsues sur le scrotum, mais bien à distance sur le trajet du cordon; encore ce moyen ne doit-il être employé que lorsque les douleurs sont très-vives. Le traitement de ces adénites doit être secondé par un traitement destiné à calmer l'inflammation des muqueuses qui les a causés; ainsi, l'uréthrile pour les orchites, les stomatites pour les parotides.
Les adénites qui suppurent doivent être traitées d'abord par les émoluespuks.
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lieiits, puis par les incisions aussitôt que le pus est réuni en foyer, mais pas plus tôt. Nous reviendrons sur ce sujet dans une autre leçon à propos des abcès du sein. En principe les abcès glandulaires ne doiveni pas être ouverts avant le douzième jour lorsqu'il s'agit d'une adénil;il'une glande en grappe, et avant le quatrième s'il s'agit d'une glande eu tube.
Les abcès glandulaires une fois ouverts, il y a toujours à cramdre l;i formation d'une fistule. Pour éviter cet accident, il faut ouvrir les abcè. à propos et empêcher l'ouverture des abcès de se refermer en plaçant un tube à drainage dans l'incision, plus tard on a recours à la compression et aux injections iodées.
Certaines glandes qui ont suppuré sont à l'abri de ces accidents; c. sont les glandes lubuleuses, les glandes sudoripares et le testicule p:nexemple. Une incision sulfisamment large met à l'abri des fistules et h nature des tissus que coupe l'incision permet toujours de faire l'incisiou suffisante.
Toutes les adénites glandulaires peuvent être compliquées d issue d.i liquide sécrété par la glande, et à un moment donné on voit couler un. assez grande quantité de ce liquide pour que l'on ait des inquiétude?. Cette fistule est passagère, le bourgeonnement cicatriciel oblitère le conduit ouvert, et a guérison la lieu. Mais dans quelques cas où l'ouverture été trop tardive, des fistules peuvent persister et exigent des IraitemenL appropriés. Les injections caustiques et la compression sont sans contredit les deux moyens les plus sûrs et ceux dont l'application est le plus généralement facile.
Yous ne sauriez point toutes les généralités applicables aux adenil.olandulaires si vous n'étiez prévenus que des adénites terminées par resolution et qui tardent à disparaître entièrement, présentent parfois longtemps après que la rougeur inOammatoire a disparu un point fiuctuant, un véritable abcès, mais qui revêt le caractère chronique en ce sens qu.^ la peau est violacée et qu'il y a peu de douleur. Ces abcès s ouvreul quelquefois seuls, mais il est mieux de les inciser et de cautériser ouverture avec un crayon de nitrate d'argent ou la solution saturée de ch orure de zinc et de laisser la suppuration suivre son cours. Une adénite sahvam. chronique sous-maxillaire qui a élé mise sur le compte de la syph.i.^ n'était autre qu'une inflammation tardive de ce genre qui avait eu poui origine une ancienne salivation inercurielle ou un scomat.te.
Ces abcès tardifs existent le plus souvent chez les n.alades qui on l'étofl'e de la tuberculose.