INTRODUCTION
Les merveilleux progrès réalisés en médecine par l’application des sciences exactes à l’étude des malades, ont rendu indispensable une sorte de remaniement d’un certain nombre de maladies sur lesquelles les anciens avaient des idées erronnées ou incomplètes.
La chlorose est de ce nombre. Constituée à la fois par des altérations du sanget par des troubles nerveux, — véritable trait d’union entre les névroses et les dyscrasies, — cette maladie devait bénéficier à la fois des notions exactes acquises sur le sang grâce aux études d’hématologie, et des découvertes modernes qui ont jeté un si grand jour sur la pathologie du système nerveux.
En nous imposant l’étude delà chlorose, nos juges ont surtout voulu, sans nul doute, faire dresser le bilan de nos connaissances actuelles sur cette maladie , et la placer ainsi sous la lumière des nouveaux faits acquis en anatomie pathologique, en séméiologie et en thérapeutique.
C’est à quoi nous nous efforcerons, en essayant de montrer que la chlorose est un état morbide bien défini, se confondant par des gradations insensibles avec d’autres affections voisines,
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les anémies et les névroses, mais suffisamment caractérisée cependant pour mériter une place à part.
Nous nous proposons par conséquent de faire ressortir la puissante individualité de cette maladie, attestée par son étiologie, ses lésions, ses symptômes, son traitement; et de démontrer que, dégagée des états morbides avec lesquels elle a été trop longtemps confondue, la chlorose n’est pas une maladie banale, mais une affection totlus subslantiœ , spéciale, spécifique dirions- nous, si l’on voulait prendre ce mot dans le sens de speciem facere.
Notre travail comprendra cinq parties :
1° Étude historique;
2° Étude anatomo-pathologique;
3° Étude clinique;
4° Physiologie pathologique et nature ;
5Ü Étude thérapeutique.