‹ La cholécystogastrostomie: dans l'occlusion supposée complète et directement irrémédiable du cholédoqueChapitre 12 sur 50 · ANS ER · texte numérisé non relu

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comme celui de M. Weill, publié dans la thèse de notre collègue Jude (1) pour supposer avec quelque raison le diagnostie exact.

On à cité encore d’autres causes d’occlusion par compression : l’anéorysme de l'artère hépatique, une tumeur du rein, un kyste de l'ovaire, un kyste hydatique du joie, ete.

Dans ce cas, on a toujours un ictère progressif; en général le foie n’est pas augmenté de volume, au moins pendant les premières semaines; la vésicule biliaire.est au contraire distendue. Les autres symptômes sont ceux de l'affection.

Comme on le voit, la plupart des causes intra et extra-hépatiques des occlusions biliaires que nous venons d’énumérer sont, à part la lithiase, des raretés cliniques. Mais nous allons aborder la séméiologie des affections que nous avons appelées causes mixtes, c’est-à-dire les cancers intéressant les voies biliaires, et qui avec la lithiase, donnent presque la totalité du contingent des obstructions.

Ces néoplasmes peuvent envahir tous les points des voies biliaires. On a, en effet, décrit le cancer primitif de la vésicule, celui du cholédoque, celui même de Pampoule de Vater, et l’on doit faire une place toute particulière au cancer de la tête du pancréas.

(1) La symphise généralisée du péritoine, Lyon. 1901. Dans cette observation l’ictère était variable, tantôt foncé, tantôt léger. L’autopsie montra que la compression du cholédoque par la bride péritoneale ‘était incomplète.

III. — OBSTACLES MIXTES A LA FOIS INTERNES ET EXTÉ- RIEURS : CANCERS ENVAHISSANTS DES VOIES BILIAIRES.

10, — Cancer primilifde la vésicule. — « Lorsqu'ils « se sont développés, ils présentent un tel caractère « de généralité, e£ sont parfois accompagnés de phé- « nomènes si insolites, qu'ils peuvent mettre en défaut « l'expérience la plus consommée. »(Segond (1).

2, — Cancer primitif du choledoque. — Consécutif le plus souvent à la propagation d’un cancer du pancréas, avec lequel il se confond, il est très rare. Dans un cas de Lépine, il y avait eu amaigrissement rapide à la suite d’une anorexie progressive. Le foie et la rate n'étaient pas augmentés, il y avait un peu d’ascite. Le malade mourut après hématémèses et mélæœna.

3°, — Le cancer de l’ampoule de Vater Saccompagne bien d'ictère assez précoce, mais cet ictère est à marche lente, irrégulière avec, souvent, renforcements suivis d’atténuations.

Le foie est variable, tantôt nor mal, tantôt hypertrophié.

La vésicule est distendue au point de devenir parfois perceptible à la vue sur la paroi abdominale.

(4) Segond. Traité de Chirurgie, Duplay et Reclus, t., VIT, p. 315. — Traité de Chirurgie de Le Dentu et Delbet. tome VIII.

Se of le 2e

On observe aussi des douleurs spontanées et quelques troubles digestifs. sun Le « { - Quant à la fièvre, elle peut ne s'observer qu'à la fin,

F1G. 1 (extraite de J. PANTALON)

Type de cancer de la région de l’ampoule de Vater (D'après H. DOMINICI) |

LÉGENDE, — D, duodénum; CA, cholédoque; W, canal de Wirsung ; À, paroi inférieure du duodénum; &, paroi postérienre du côté de lestomac; P, trajet intraduodénal du cholédoque ; W, O, canal de Wirsung, représenté en pointillé débouchant en Osur la paroi postérieure d’une cavité qui n’est autre que la cavité du cholédoque dans son trajet intraduodénal ; V, ampoule de Vater faisant saillie dans le duodénum. Le néoplasme occupe la paroi postéreure du cholédoque dans son trajet intra-duodénal de Cư en O,-la paroi pos térieure de l’ampoule de Vater de O en V”’. Il est rentré par letrajet du canal de Wirsung W°’O, qu’il rétrécit. En arrière il marche à la rencontre des acini du pancréas pp.

mais parfois des poussées d’angiocholite la fontparaitre précoce.

En somme, pas plus de symptomatologie bien spé- - ciale dans le cas du cancer de ampoule de Vater, que

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