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lade, comme chez la précédente, la résection de la vésicule biliaire. Je suivis le même procédé et je vous présente aujourd'hui le malade complètement guéri. »
Il est regrettable que la fistule cutanée n'ait pu être fermée. Si la bile n'avait pu fuir librement vers la peau, les tuniques de l'estomac se seraient moins facilement resserrées. Néanmoins, les onze mois de fonctionnement de Ja fistule gastrique sont un bon plaidoyer en faveur de la cholécystogastrotomie.
OBSERVATION X (Jaboulay)
Ictère chronique datant d'un mois. — Distension de la vésicule biliaire. — Cachexie. — Cholécystogastrotomie. — Néoplasme de la tête du pancréas. —— Mort quatre mois après. (Communiquée par M. Maurice Patel.)
Ch... J.-B., âgé de 42 ans, entre à l'Hôtel-Dieu, service de M. le docteur Drivon, salle Saint-Bruno, Le 34 octobre 1899, pour un ictère datant d’un mois.
Dans ses antécédents héréditaires, voici ce qu’on relève : père mort d'affection indéterminée, mère bien portante. Une sœur en bonne santé. Un frère mort à 32 ans de maladie inconnue.
Personnellement, le malade est marié, deux enfants actuellement vivants et bien portants ; deux autres morts en bas âge. Pas de rhumatisme articulaire aigu, pas de syphilis, pas de signes de tuberculose. Fièvre thyphoïde à l’âge de 34 ans.
L'affection actuelle date d'un mois, son début. à été brusque ; lé malade se leva comme d'habitude, alla à son travail, lorsqu’à 2 heures de l’après-midi il fut pris soudainement, au niveau de lépigastre, d'un point douloureux qui s'installa progressivement et augmenta les jours suivants.
Le malade ne raconte rien qui ressemble à une colique
HU
hépatique, ni vomissement, ni irradiation typique: Ce point douloureux siégeant à l’épigastre le gênait beaucoup, mais ne l’empêcha pas de travailler. !
‘ Dix-sept jours après, la douleur diminua, et il devint jaune assez rapidement, ses matières se décolorèrent et ses urines devinrent foncées.
Le malade entre à l'hôpital parce qu'il est jaune, qu'il est faible et qu'il souffre du ventre.
A l'entrée, on constate une teinte jaune assez marquée ; les muqueuses et les téguments sont d’une teinte safran ; les matières sont blanches comme de la neige, dit-il, et les urines sont ictériques.
L’abdomen est souple et se laisse facilement explorer.
Le foie est gros ; il dépasse les fausses côtes d’un travers de: doigt. Son bord est difficileñent perceptible ; il n’est pas dur.
La vésicule est distendue, on là sent derrière le muscle grand droit ; son fond dépasse une ligne horizontale passant par l’ombilic d’un centimètre environ. La sensation que l’on à est très nette, c’est une masse rénitente en battant de cloche, à fond arrondi, de la grosseur d’une petite orange et très mobile, avec des mouvements respiratoires.
La rate n’est pas perçue.
Le cœur bat dans le cinquième espace, lentement : il se plaint d’avoir la bouche empâtée ; il a du reste un peu de stomatite ulcéreuse, surtout vers la dernière molaire gauche.
9 novembre. — Le malade à une vive douleur à l’épigastre, douleur qui à duré plus d'une journée.
5 décembre. — Malgré le traitement médical, la teinte ictérique persiste, le malade s’amaigrit.
La vésicule est toujours grosse. Le malade est évacué salle Saint-Louis, service de M. Jaboulay.
Opération le 18 décembre 1899. — Anesthésie à l'éther, incision médiane sus-ombilicale.
Après ouverture du péritoine, l'exploration de l'abdomen.