À M. LE PROFESSEUR AGRÉGÉ JABOULAY
Qui a bien voulu nous indiquer le sujet de ce travail et dont pendant trois ans nous avons admiré la savante habileté. Nous sommes heureux de pouvoir le remercier ici de l'affabilité avec laquelle il nous à toujours reçu, ct nous aimons à rendre témoignage à sa bienveillante patience que nos incessantés questions n'ont pu fatiguer.
Un vieil usage demandé par le cœur, cansacré par le temps, met aux premiers feuillets de nos timides ébauches la page la plus belle et la meilleure : celle où vient parler la reconnaissance, où se peut affirmer l'affection. Si l'indifférence l'æait perdu, nous l'eussions recréé, tant il nous est doux d'acquitter aujourd'hui ces dettes si nombreuses et si chères. s
Beaucoup d'indulgentes sympathies se sont montrées autour de nous durant ces années d'étude ; mais c'est à nos parents, dont toute la vie fut un exemple modeste de: travail et d'abnégation, qu'ira tout d'abord l'expression trop faible de notre éternelle gratitude et de notre pr'ofond attachement. Puissent-ils étre satisfaits, et le résultat obtenu changer en joie les inquiétudes que nous avons pu leur coûter ? Toutefois, ils ne se partageront pas seuls ce sentiment d'inmuable reconnaissance, et nous lewr joindrons dans notre cœur nos sœurs et notre frère dont l'affection toujours encourageante et souvent conseillère, nous «a si doucement aidé.
Que tous nos parents, notre oncle surtout, dont la br'illante carrière nous est un guide plein d'espoir, soient ici remerciés de l'affectueux intérêt qu'ils n'ont cessé de nous témoigner; mais nous voulons qu'Uine grande part de cette reconnaissance revienne à M. et Mr Prévost, nos cousins, qui surent, par leurs sentiments el leurs soins, nous faire à Lyon une si large place au charme de leur: joyeux foyer, qu'il nous sembla souvent n'avoir pas quitté le nôtre.
Nous n'oublierons pas nos amis : les familles Douge, Gaulard, Cusenier; le docteur Henry, dont le sincère attachement nous fut toujours sensible, et nous partons d'ici avec le regret d'y laisser notre plus cher : le docteur Maurice Carayon dont l'amitié franche et patiente nous fut si douce aux heures grises, si joyeuse aux beaux jours. J'espère que le hasard des garnisons ne nous séparera pas longtemps et viendra bientôt augmenter encore notre
- gnutuelle sympathie.
Mais au moment de quitter cette Facullé,n'aurons-nous pas un mot de reconnaissance pour les maîtres éminents qui durant trois ans nous ont prodigué l'ensei ignementpré cieux deleur haute expérience ?… Que M. le professeur Poncet soit assuré que nous emportons de ses claires lecons un amour profond pour l'art qu'il sait si bien faire com prendre, et qu'il veuille bien accepter nos respectueux remerciements pour la bienveillance flatteuse dont il nous honore en acceptant la présidence de cette thèse. Nous sommes heureux d'acquitler ce devoir et de pouvoir en même temps. rendre ici à M. Jaboulay le modeste hommage de notre grande admiration, ét lui faire part avec lui de notre reconnaissance pour l'affabilité avec laquelle il nous a toujours accueilli.
Le docteur Patel, aide d'anatomie et interne des Hopitaux, notre ami et notre collaborateur dans ce trarail dont lui revient la première ébauche, nous permettra d'écrire ici un public témoignage à sa science si jeune et si grande. Ses conseils, ses recherches nous furent d'un puissant secours, et plusieurs pages de notre œuvre pourraient avouer, s'il le voulait, le passage savant et modeste de sa main toujours obligeante.
Nous remercierons aussi nos maitres parisiens, les
professeurs Terrier, Quenu, Monod, Picqué, de la bonté qu'ils ont eu de répondre à nos demandes de renseignements ; el nous serons tout particulièrement reconnaissant à M. Lejars de la peine qu'il a prise à nous rédiger lui-même, pour notre thèse, deux observations très complèles.
De nombreux dessins rehaussent notre travail. Nous nous faisons un devoir de dire qu'ils sont dus à la plume des docteurs Christiani et Mathieu, nos camarades. Leur modestie en souffrira peut-être, mais nous serons heureux d'avoir rendu cet hommage à leur remarquable talent.
Enfin, que tous ceux de nos maîtres civils et militaires el de nos camarades d'Ecole qui nous ont témoigné de l'intérêt se reconnaissent dans ces lignes, et y lisent avec elles l'expression de notre bon souvenir et de notre sincère FeCONNASSANCe.
FE Lyon, 15 janvier 1902.