CONCLUSIONS
1e L’occlusion permanente du cholédoque, dont les causes sont nombreuses, donne lieu à des accidents généraux, qu'une opération peut empêcher. Malheureusement, le diagnostic de cette occlusion est parfois difficile ; la laparotomie exploratrice, aujourd'hui peu dangereuse, aidera souvent à l’établir.
20 Un obstacle complet et directement irrémédiable du cholédoque étant supposé, comment en pallier les effets ?
3° On peut traiter la rétention biliaire qui en est la conséquence par la cholécystostomie et les cholécystoentérostomies, mais on doit employer, quand on le peut, ces dernières opérations, qui ont l'avantage de conserver la bile, très utile aux fonctions intestinales.
4o Toutes les entérostomies biliaires ont leurs inconvénients, mais la chol:cysto-duodénostomie semble réunir le maximum de suffrages : on la pratiquera toutes les fois qu’elle se présentera comme facile et n'aura pas lieu dans le voisinage d’un cancer.
5o Mais, en cas de difficultés ou de néoplasme voisin, la cholécystogastrostomie lui sera préférée.
Ne
Ge Cest une opération facile, rapide, scientifiquement rationnelle au point de vue anatomique, physiologique et fonctionnel. | à
7° Le déversement de la bile dans l’estomac ne produit pas de troubles digestifs. Cette constatation est prouvée par les expériences de Dastre, Oddi, Masse, Cannac; les quatorze observations que nous avons réunies et plusieurs faits de fistules cholécysto-gastriques spontanées trouvées aux autopsies.
8 La cholécystogastrostomie est donc une opération admissible qui deviendra l'intervention de choix quand la dudénostomie sera p.nible ou contre-indiquée. Le procédé opératoire de M. Jaboulay, qui permet de. l'exécuter en dix minutes, augmente encore ses avantages et la rend précieuse dans les cas de cachexie.
Vu:
Le Présidente La Thèse, A. PONCET.
Vu :
P' le Doyen, l’Assesseu', LACASSAGNE.