HISTORIQUE
La première radiographie montrant l'existence de calculs dans la vésicule biliaire fut faite par Charles Beck, de New- York, en 1899. En 190%, Kohler et, en 1905, Mickulicz rapportent chacun un cas semblable. En 1910, Mathias et Fett, de Kœænisberg, présentent deux mêmes cas. En 1910, à la réunion de la Société américaine des rayons X, quelques cas de cholécystite calculeuse ont été rapportés par Pfahler et Cole, de Saint-Louis, et par Hænisch, d'Hambourg. En 1912, Thurstan Holland établit la différence au point de vue radiologique existant entre les calculs biliaires et les calculs du rein. En 1913, Case, dans un article splendide, prouve qu'avec une technique radiographique convenable on peut faire, dans 40 à 50 p. 100 des cas, un diagnostic exact de lithiase biliaire. George et Gerber en faisant des examens du tube digestif à l’aide de la bouillie opaque ont rapporté la découverte accidentelle de calculs biliaires; cela leur arrivait si souvent qu'ils préconisèrent l'examen radiographique de la vésicule avant celui même du tube digestif. Depuis ceux-ci, des progrès merveilleux ont été faits pour faire le diagnostic de vésicule pathologique, grâce au développement et à la précision de la technique radiologique, qui a montré de plus en plus lexistence de calculs biliaires.
En 1919, Abel et Rowntree démontrèrent que les sels de phénolphtaléine s'éliminaient par la bile. Pelkam et Whyple, en 1920, prouvèrent par la suite que certains dérivés phénolés comme la phténolphtaléine tétrachlorée s’excrétaient par la bile en augmentant son opacité.
Au mois de février 1924, dans un article du Journal of the American medical association intitulé Roentgenalogic Exami-
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nation of the Gall Bladder : À preliminary report of à new method utilizing the intraveinous injection of tetrabromphenolphtalein, Graham et Cole annonçaient qu'il était impossible de colorer la vésicule biliäire à l’aide d’un dérivé phénolé bromique. Cet article commençait par la phrase suivante: « The revolutionary effection the diagnosis of gastro-intestinal conditions which was made possible by the use of the opaque meal has given repeatedly to the idea hatif, by some means, on opaque substance could be safety introduced into the gall gladder so that its contour could be seen with the roentgen ray, the diagnosis of many obscure and doubtiul cases of cholecystitis might be made case and accurate. »
Ce qui veut dire : « L’eflet révolutionnaire produit par l'ingestion de bouillie opaque pour faire le diagnostic des aïfections gastro-intestinales a donné l’idée qu'il était possible de rendre visible la vésicule biliaire et ses contours si l’on pouvait y introduire une substance opaque sans danger pour le patient. Par ce moyen, beaucoup de diagnostics obscurs et douteux seraient faciles à faire et la maladie deviendrait curable. »
Il était donc possible, à l’aide d’un sel de tétrabromphénolphtaléine, de donner à la vésicule biliaire une visibilité plus nette aux rayons, sans créer d'accidents, même à dose assez concentrée, soit en l’injectant en solution dans une veine, soit en le faisant ingérer sous forme de capsules.
Graham, Cole et Copher ont expérimenté une trentaine de produits dont huit ont donné les résultats désirés. Ils rejetèrent au début l'emploi du sel calcique de la tétraiodephénolphtaléine, car ils eurent des accidents, le sel employé étant impur. La cholécystographie à l'aide des dérivés phénolés après injection ou ingestion était lancée; cette méthode prit le non dé son auteur, c’est-à-dire « Méthode de Graham ».
Carman, Sherwood-Moore, em Amérique, utilisèrent avec profit la méthode en se servant soit de la voie intraveineuse, soit de la voié orale. ROUES
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En France, Nemours et Tulfier se servirent du tétrabrome vers la fin de l’année 1924. Avec eux, Gosset et Loewy furent les premiers à faire des cholécystographies en France. Ils'se servirent, dès décembre 1924, de phénolphtaléine tétrabromée que M. Mallinckrodt, de Saint-Louis, assistant de M. Graham, leur avait donnée. Ils firent une série d'expériences sur des animaux pour contrôler la toxicité de la substance et son mode de pénétration dans la vésicule, au laboratoire de chirurgie-expérimentale de la Salpêtrière.
Withaker et Milliken furent les premiers à faire grand usage de tétraiode, et, dès janvier 1925, dans un article intitulé À comparaison of sodium tetrabromphenolphtalein with sodium tetraiodophenolphtalein in qall bladder, ils montraient tous les avantages qu'avait le sel d’iode sur le sel de brome. Depuis cette époque, l'emploi du tétraiode a complètement pris le dessus sur le tétrabrome. Graham, Cole, Copher firent presque toutes leurs cholécystographies avec celui-là. En France, MM. Gosset et Loewy firent de même. Certains auteurs préfèrent employer soit la voie intraveineuse, soit la voie orale, soit la voie duodénale, soit la voie rectale. C’est ainsi que Stewart et Ryan préfèrent les voies orale et duodénale, Stegeman la voie rectale, à la voie intraveineuse.
La cholécystographie a, depuis deux ans, pris une extension formidable : on l’emploie à peu près dans tous les pays. Les noms de ceux qui ont contribué le plus à l'extension de cette méthode sont :
En Amérique : Graham, Cole, Copher, Sherwood-Moore, Courceller, Withaker, Milliken, Silvermann, Minville, Stewart, Ryan, Einhorn, Ottenberg, Abramson, Meenes, Robinson, Oakman, Sosman, Rigler, Barker.
En Amérique du Sud : Saralegui, Udaondo et Linari.
En Allemagne : Eissler, Pribam, D’Amato, Bauer, Strauss, Grunenbereg. |
En lialie : Sabatini et Milani, Tandoza-Benzi, Da Villa.
En Angleterre : Wilkie et Ilingworth.
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En France : Gosset et Loewy, Nemours et Tuffier, Ledoux, Lebard, Vasselle, Guéneaux, Morèl Kahn, Lamarque, Vignal.
En Belgique : Boine.
En Europe centrale : Walter Ætschull Carl Herman, Presser.
A tous ces noms, il faut ajouter celui de Carman disparu depuis quelques mois, qui fit plus de 1.200 radiographies de la vésicule biliaire à l’aide de la méthode de Graham.