‹ La Chorée CongénitaleChapitre 36 sur 38 · MO TAE · texte numérisé non relu

MO TAE

malade de Rieder est atteinte de chorée pendant sa grossesse. Elle donne naissance à une fille choréique congénitale qui elle-même aura un enfant choréique dès sa naissance. Nous trouvons ici un exemple remarquable et nettement formulé de ce mode de tran smission similaire et direct que Lannois avoue « ne jouer aucun rôle et n’avoir jamais été signalé dans les diplégies cérébrales ». Aussi bien, de pareils faits ne sauraient nous étonner outre mesure, et nous sommes depuis longtemps habitués à voir l’hérédité tenir un rang prépondérant dans la genèse des affections nerveuses. Comment expliquer son influence ? Peut-être, comme le pense Arndt (Uber neurop Diathese), la cause de cette prédis position névropathique réside-telle dans un arrêt de développement frappant certains éléments anatomiques dans telle ou telle région de l’économie.

Dans l'observation de Schlésinger, le facteur héréditaire se présente à nous sous une forme particulièrement originale. :

Le malade a son grand-père alcoolique, une de ses tantes tabétique ; deux de ses cousins germains sont épileptiques, le troisième est idiot. Or nous savons que l’intoxication alcoolique des ascendants est la grande pourvoyeuse de presque toutes les tares morbides dont seront aflligés les descendants. L’alcoolique non seulement ruine sa santé et anéantit ses facultés intellectuelles, mais encore, laisse après lui, en vertu des lois de l’hérédité, des enfants dégénérés. La grande famille névropathique, puise le plus souvent dans cette origine la cause de ses dégénérescences

physiques et de sa déchéance intellectuelle. Dans le cas VIGNAUD 13

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