CONCLUSIONS
I. — Dans la grande majorité des cas, l'affection que les auteurs ont improprement appelée chorée congénitale appartient au groupe des affections spasmo-paralytiques infantiles dont elle représente un des types particuliers.
II. — Cette fausse chorée est caractérisée par des mouvements choréiformes survenant dans le cours d’une affection dont les symptômes prédominants sont des phénomènes de spasme, de rigidité ou de paralysie.
IT. — Dans un certain nombre de cas, on voit se développer chez l'enfant dès la naissance des mouvements choréiformes qui ressemblent en tous points à ceux qu'on observe dans la chorée de Sydenham, qui ne coïncident avec aucune rigidité spasmodique et réalisent la variété qui nous parait seule mériter la dénomination de chorée congénitale.
IV. — Cette affection s’accompagne de troubles du langage, de modifications du caractère et d’un développement incomplet de l'intelligence dont le degré est essentiellement variable. Les sensibilités, la force musculaire et les grandes fonctions organiques restent normales.
V. — Cette affection paraît se rattacher d’après quelques cas à des antécédents névropathiques ou toxiques des parents. Dans la majorité des cas, elle parait résulter plus directement d'accidents ou de maladies survenus au cours de la grossesse.
VI. — Cette affection est essentiellement chronique, et semble durer toute la vie, autant qu'il est possible d'en juger d’après les observations actuellement recueillies.
VII. — Bien que cliniquement différente de la chorée qui n’est qu'un épiphénomène des diplégies spasmodiques, elle se rattache vraisemblablement comme ces dernières, à des troubles d'évolution du cerveau, que ces troubles consistent dans des lésions macroscopiquement appréciables, ou dans des altérations plus délicates.