‹ La "Chorée" du ChienChapitre 10 sur 21 · CHORÉE » ET ÉPILEPSIE · texte numérisé non relu

CHORÉE » ET ÉPILEPSIE

Les crises d’épilepsie chez les chiens choréiques sont assez fréquentes. L'association des deux maladies constitue en médecine humaine le syndrome de Koeljnikow, étudié par Rilliet, Barthez et Féré, qui écrit : « Il semble que l’épilepsie, les mouvements choréiformes et les tremblements peuvent être déterminés par une même lésion. » L’épilepsie, d’ailleurs, ne comporte-t-elle pas une phase de contractions cloniques analogues à celles de la « chorée » ? Un cas d’association de la « chorée » et de l’épilepsie a été observé l’année dernière, par M. Robin, à la clinique de l’Ecole

Vétérinaire d’Alfort. Ils’agit d’un chien Papillon fauve; ses antécédents héréditaires sont nuls ; il a présenté dans sa jeunesse des accidents nerveux frustres.

Le 3 mars 1931, le chien est amené à la consultation. Il montre des signes d’encéphalo-médullite avec, depuis la veille, des mouvements choréiques localisés aux membres antérieurs. Jusqu'au 8 mars, rien d’anormal.

Le 8 mars, apparition d’une vingtaine de crises épileptiques : le chien est inquiet, crie, agite la tête, secoue les oreilles ; il tremble, mâchonne ; le regard fixe, il court un moment, tourne en cercle, puis tombe. Et la crise se développe avec ses phases tonique, clonique et stertoreuse.

Le 9 mars. — Pas de crise d’épilepsie. L’animal est déprimé, mais l’appétit est conservé. Les mouvements choréiques ont gagné le membre postérieur droit ; ces mouvements sont tremblés.

Le 18 mars. — Grosse amélioration générale. Les mouvements choréiques sont moins intenses. Les crises n'ont pas reparu depuis le 8 mars.

Le 25 mars. — Aggravation des symptômes. La « chorée » augmente ; la démarche est difficile, les membres s’entrecroisent. On note des plaintes et de l'agitation nocturnes.

Le 4 juin. — Réapparition des crises épileptiformes qui sont plus fortes que le premier jour.

Le 6 juin. — Depuis le 4 juin, le chien présente une crise d’épilepsie quotidienne. Ces crises sont suivies d’une période d’hébétude très prononcée ; l’animal chancelle et heurte tous les obstacles qu'il rencontre.

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Le chien a été revu le 10 janvier 1932. Il se développe normalement. Les crises épileptiques ont disparu, mais la « chorée » subsiste toujours.

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