‹ La "Chorée" du ChienChapitre 12 sur 21 · PS © RES · texte numérisé non relu

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tations sont le fait de troubles psychiques originels et caractérisés. Ce sont des actes analogues à ceux que l’on observe chez certains aliénés. Leur opinion est basée sur ce fait que tous les chiens qui présentaient des troubles mentaux montraient à l’autopsie des lésions de méningo-encéphalite confirmées microscopiquement. M. Cocu n'est pas du même avis.

Point n’est besoin, dit-il, de lésions cérébrales pour expliquer l’automutilation et l’autophagisme. « Il s’agit d’un prurit agaçant et obsédant qui met en défaut les facultés instinctives des chiens et les incite à ces actes anormaux qui varient de la morsure répétée à une véritable autophagie. Dans une certaine mesure, ces phénomènes peuvent se comparer à ceux que l’on observe chez les chevaux galeux qui, pour se soulager du prurit qui les dévore, se grattent avec frénésie et jusqu'au sang avec leurs dents, leurs sabots, ou en se frottant contre les saillies résistantes qui sont à leur portée. » Dans ces cas, il s’agit vraiment d’une association de la « chorée » et des phénomènes d’automutilation.

Il semble que les deux opinions soient justes : tout doit dépendre de la localisation des lésions. Les phénomènes d’automutilation et d’autophagisme peuvent être liés à des lésions encéphalitiques ; mais les relations que l’on possède montrent qu'ils peuvent exister sans elles. Dans l'observation rapportée par M. Cocu, le chien ne présentait aucun symptôme cérébral. M. Chrétien signale le cas d’un chien choréique qui se mordit la cuisse gauche pendant plusieurs jours, pro-

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duisant une plaie cutanée de la largeur de la main. L'animal poussait en même temps des petits cris plaintifs ; puis les symptômes s’amendèrent, l’animal guérit et vécut jusqu'à l’âge de dix ans. Cette survie semble bien montrer qu'il n’y avait pas de lésions cérébrales.

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Pathologie comparée

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