SCENE V V
angélina, prosper.
ANGÉLINA
Il est maladroit... Le plus sûr est de rester ici... (eu# i’ asseoit pris d «ne table à ouvrage et se met à travailler.)
prosper, arrivant avec précaution par te fond.
Savarin n’y est plus... sa femme est seule... ouvronslui notre âme... (il •’ élance avec passion dn c«té où est Angélina.) Madame!... je...
ANGÉLINA, se levant vivement.*
Ciel ! M. Prosper !...
PROSPER
Oui, Madame, M. Prosper qui vient vous dire : Angelina, je...
Taisez-vous, monsieur!... Si mon mari...
PROSPEH .
Votre mari! Il ne nous dérangera pas... 11 cherche sa chouette et. . .
ANGÉLINA
Mais il peut la trouver d'un instant à l'autre et revenir...
PROSPER, d’nn air roadn.
Ohl rassurez- vous, Madame, il ne la trouvera pas...
ANGÉLINA
Comment!
. • P uuptr, Angélina.
I A CHOt'ETTK
PROSPER, te dandinant.
Comment?... Parce que c’est moi, la chouette...
ANGÉLINA
Vous dites? • .
PROSPER
Je dis que c’est moi, la chouette... Tenez... (it tir» de sa
poche un petit instrument imitant la chouette et pomsïdeux cri».)
*. ANGÉLINA, i< perd ne.
Finissez! finissez!,..
PROSPER, arec latisfanion.
Vous voyez, je suis très-malin... On me prend généralement pour un imbécile : on a tort... Pavais remarqué depuis quelque temps que Savarin faisait une guerro acharnée à cet oiseau de mauvais augure... Alors j8 me suis procuré cet instrument qui imite très-bien le cri de la chouette et dont on se sert pour la chasse à la pipéo... Les petits oiseaux s’y laissent toujours prendre... Je me suis dit : Savarin ne sera pas plus intelligent, et je croquerai sa femme comme la chouette croque les petits oiseaex. -