‹ La chronique d'Enguerran de MonstreletChapitre 32 sur 135 · Carmathen. (Wals., toc. cit · texte numérisé non relu

Carmathen. (Wals., toc. cit

4. Ici Monstrelet confond tout, les faits et les dates. En effet

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venoit contre eulx à graut puissance; là se arrestèrent l'un contre l'autre et se mirent franchement en bataille , chascune cTicelles parties , sur une montai gne , et y avoit une grande valée entre les deux ostz. Si convoitoient chascun d'eulx que sa partie adverse l'alast assaillir, ce que point ne fut fait. Et furent par huit journées en cest estât que chascun jour au matin se mectoient en bataille l'un contre l'autre et là se tenoient toute jour jusques au soir. Durant lequel temps y eut plusieurs escarmouches entreulx, èsquelles furent mors environ deux cens hommes des deux parties et plusieurs navrez. Entre lesquelz , de la partie de France furent mors trois chevaliers , c'est assavoir messire Patroullart de Troies 1 , frère dudit mareschal de France , mons. de Mathelonne et mons. de La Ville*. En oultre, avec ce, les François et Galois furent fort traveillez de famine et autres mésaises. Car à grant peine povoient ilz recouvrer de vitaille, pour ce que les Anglois gardoient de près les passages. Finablement quant icelles deux puissances eurent esté l'une devant l'autre ainsi comme dit est , ledit roy d'Angleterre voiant que ses adversaires ne l'assauldroient pas , se retrahit le soir à Vincestre. Mais il fut poursuy par aucuns François et Galois lesquelz des-

ce qui précède, cju'il rapporte à l'année 1403, appartient à l'année 1405. Ce qui suit, au contraire, appartient à l'année 1402. (Voy. Wals., Brcv. hist. t p. 407.) i

1. Patroullars de Tries , dans l'édit. de 1572. C'est Patroullart de Trie, qu'il faut lire.

2. Le seigneur de Martelonne et le seigneur de La Valle, clans l'édit. de 1 572 , où Ducange propose , avec raison , de lire : Laval.

troussèrent dix huit charretes chargées de vivres et d'autres bagues. Si se retrahirent iceulx François et Galois ou païs de Gales. Et pendant que ce voiage se faisoit, le navire des François vaucroit sur la mer, et y avoit dedens aucun nombre de gens d'armes pour le garder. Lequel navire se tira vers Gales, à ung port qui leur avoit esté ordonné , et là les trouvèrent les François, c'est assavoir l'admirai de France et le maistre des arbalestriers , lesquelz avec leurs gens se mirent en mer et singlèrent tant qu'ilz arrivèrent sans fortune à Saint-Pol de Léon. Toutesfoiz quant ils furent descendus et qu'ilz eurent visité leurs gens, ils trouvèrent qu'ilz en avoient bien perdu soixante , desquelz les trois chevaliers dessusdiz estoient les principaulx. Et après se partirent de là et retournèrent en France , chascun en leurs propres lieux , réservé les deux officiers roy aulx, qui alèrent à Paris devers le Roy et les autres princes de son sang, desquelz ils lurent receuz à grant léesse.-

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