Au texte : habundance
3. L'édit. de Vérard , et celle de 1572, mettent : Robert de Be» rengille.
iOÎ CHRONIQUE [UOS]
Calais. Et tantost après , par ung hérault , mandèrent audit conte de Saint-Pol que lendemain venroient disner avecques lui se là les vouloit actendre. Auquel hérault fut respondu , que s'ilz y venoient ilz seraient receuz et qu'ilz trouveroient le disner tout prest. Et raporta, ledit hérault, la response à ceulx qui là l'avoient envoyé. Lesquelz , lendemain très matin , yssirent de ladicte ville de Calais , deux cens hommes d'armes, deux cens archers, et environ trois cens hommes de pié légèrement armez , et avecques eulx menèrent douze ou treize chariots 1 chargés de vivres et d'artillerie, lesquelz tous ensemble, conduisoit ung chevalier anglois , nommé Richard Âston ', lieutenant à Calais pour le conte de Sonbreseil* frère de Henry de Lenclastre, pour ce temps roy d'Angleterre. Si cheminèrent en bonne ordonnance jusques assez près de leurs ennemis, lesquelz par leurs espies et coureurs furent de ce advertis , mais point ne se préparaient , ne mectoient en ordonnance dehors leur logis pour les combatre, ainsi que faire le dévoient, ains les actendoient dedens leur closture et fossez , si longuement que les dessusdiz Anglois commencèrent à tirer terriblement de leur traict , sans ce que iceulx François leur peussent faire résistence. Et adonc , en assez brief terme la plus grant partie des Flameus et gens de pied se commencèrent à desroyer et mectre en fuite pour la crainte du traict dessusdit , à l'exemple des-