Dix ou douze chars. (ÉdU. Vér
2. Richart Aston, lieutenant , etc., l'édit. Ver. imprime fautivement : Richart a son lieutenant , etc.
.1. Sombrcset, frère de loi ou beau-fnVe de Henri de Lancastre ;Vcr.) Jean, comte de Sommerset.
[1408] DENGUERRAN DE MONSTRELET. 403
quelz se partirent aussi grant partie des gens d'armes, et aussi les arbalestriers genevois estans en icelle place qui le jour devant avoient aloué la plus grant partie de leur traict à l'assault devant dit, n'avoient point remis ne appoincté autres quarreaulx au point de leurs arbalestes des garnisons de leur artillerie qui estoient sur les chars , par quoy, quant ce vint au besoing ilz ne firent point grant défense. Et par ainsi iceulx Anglois , sans ce que de leur partie y eust grant dommage , desconfirent assez briefment les François leurs ennemis , et demeurèrent victorieux sur la place. Mais le dessusdit conte de Saint-Pol , avec aucuns de sa compaignie, se parti sans avoir aucune occupacion de sa personne ! , et par devers Saint-Omer s'en retourna à Thérouenne. Et tous ceulx qui demeurèrent de sa partie furent prins.et occis en la place. Desquelz mors povoit avoir jusques au nombre de soixante ou envi-
i . Se parti sans avoir aucune occupacion de sa personne. Ces mots semblent impliquer un blâme de la faiblesse qu'aurait montrée le comte de Saint-Pol en cette rencontre. Le Religieux de Saint-Denis , dont au reste le récit est bien moins détaillé et semble moins authentique que celui de Monstrelet , va bien plus loin. Car il ne craint pas de jeter ici au comte le reproche d'une indigne lâcheté. Sic cornes confusione indutus et reverencia , prelium reformidans , et qucmdam equm , qui ceteros celcritate et laboris paciencia longe superarc dicebatur, ascendens et sue consulens salut i , cum probro et ignominia consortes deseruit et turpi fuga perpétuant infamiam émit. ( Chr. de Ch. VI , t. III , p. 260.) A lire ce passage, on serait tenté de croire que le Religieux de Saint- Denis avait quelque rancune contre ce pauvre comte de Saint-Pol. Dans tous les cas, on sent ici la diflërence de manière entre l'homme de plume et l'homme du métier. Naturellement ce dernier est plus indulgent. C'est que, mieux que le moine, il savait à quoi s'en tenir sur les difficultés d'une affaire.
ron , dont furent les principauk : le seigneur de Querecques 1 , messire Merlet de Saveuzes, messire Courbet de Rubempré, messire Marcel de Vaillechiron', messire Guy de Yvregny *, le seigneur de Faiel. Et de ceulx qui furent prins , furent le seigneur de Hangest , capitaine de Boulongne , le seigneur de Dampierre , séneschal de Ponthieu, le seigneur de Brimeu, messire Sarrasin d'Arly, le seigneur de Rambures, Gontier *, le seigneur de Givenchi et plusieurs autres notables chevaliers et escuiers, jusques au nombre de soixante à quatrevingts ou environ. Après laquelle besongne , et que iceulx Ànglois eurent prins et ravy tous les biens, chars et artillerie que avoient là amené leurs adversaires, et desnué les mors, si s'en retournèrent en leur ville de Calais à tout leurs prisonniers, joyeulx de leur victoire. Et à l'opposite , le conte Waleran et ceulx qui s'estoient saulvez de sa compaignie , eurent au cuer très grant tristesse, et non point sans cause.
En après, le troisième jour ensuivant , les dessusdiz Anglois yssirent de leur ville de Calais à tout foison de canons et autres instrumens de guerre qu'ilz avoient gaigné sur les François devant Merck , et povoient estre cinq cens* ou environ, qui vindrent de nuit couvertement environ le point du jour, et commencèrent