‹ La chronique d'Enguerran de MonstreletChapitre 91 sur 135 · Savonc · texte numérisé non relu

Savonc

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vérité de semer diverses erreurs contre la purté de la foy. Mais encores, avec ce que dessus est dit, grandement nous desplaist à racompter, en ceste ville, en nostre présence, nostre cher filz, Jehan de Chastelmorant et Jehan de Course *, nobles hommes, tes ambaxadeurs , sont venus de par toy, qui nous ont présenté unes lectres seellées de ton seel, par lesquelles tu nous fais savoir que se dedens la feste de l'Ascencion prouchain venant , union n'est trouvée en ung vray et seul pape et que ung pasteur de l'Église universelle n'est esleu et eu, toy, le clergié et autres gens de ton royaume et aussi de la duchié de Guienne , ferez neutralitez, et ne feras, presteras, ne demonstreras , ne souffreras par aucuns de tes subgetz , de adonc ne en après , à nous ou à aucuns qui tiennent nostre estât , estre faicte ou démonstrée aucune obédience. Pour lesquelles choses, très cher filz, tu dois grandement considérer se nous avons cause d'avoir grant douleur au cuer. Ce ne sont mie signes d'amour de cher filz démonslrées à son père, et des choses dessusdictes ensuivent moult d'inconvéniens. Car ceulx qui à toy et aux autres princes de ton sang baillent telles paroles envenimées, toy et les autres pourroient faire cheoir en perdicion avec eulx. En cela, renommée de ta noble maison est grandement blecée et par grant péchié ; en ce est faicte détraclion à la divine puissance en voulant mectre terme et fin à la miséricorde de Dieu; là est droitement en péchié, et persévérance du saige est procurée. Car nostre adversaire et ses adhérens pour les choses dessusdictes eslevez en orgueil, ne pourront

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