‹ La Chronique de France (volume 2)Chapitre 29 sur 31 · LE MÉTROPOLITAIN DE PARIS · texte numérisé non relu

LE MÉTROPOLITAIN DE PARIS

si longtemps attendu et qui, dès son apparition, a conquis le succès. Avec sa traction rapide, son matériel élégant, ses ^ares souterraines si spacieuses et son resplendissant éclairage, le Métropolitam incarne, à tous égards, le triomphe de l'électricité.

Les CHEMINS DE FER DE CEINTURE DE PARIS

qui entourent la capitale d'un double cercle, l'un â l'intérieur de son enceinte fortifiée, l'autre, à quelque distance de ses murailles, et qui, réunis sous une administration unique, permettent la communication des réseaux des grandes compagnies entre eux.

Puis viennent les Chemins de fer Régionauœ des BoucheS'du-Rhône, le Chemin de fer de Caen à la Mer, la Société des Chemins de Fer départementaux et celle des Chemins de fer économiques^ les Chemins de fer de l'Hérault, des Landes, du Médoc, de VEst de Lyon et de Lyon à la Croiw-Rousse, la Compagnie française des voies ferrées économiques.

Enfin, le réseau algérien qui comprend les importantes compagnies de Bône-Guelma, de VEst Algérien, Franco- Algérienne et de Z'Owes^ AZ^éWenetdansnosautrescolonies les Chemins de fer garantis des Colonies Françaises et le Chemin de fer de Dakar d Saint-Louis du Sénégal,

Compagnie des Messageries Maritimes

Siège social : i, Rue Vignon^ i, PARIS

Fondée en i85i pour recueillir l'exploitation des lignes postales de la Méditerranée, assurée jusqu'alors par les bâtiments de l'Ëtat, la Compagnie des Messageries Maritimes, dont le Siège est à Paris, I, rue Vignon, est la plus ancienne des grandes entreprises de navigation que possède la France. Elle est également une de celles qui se recommandent le plus à l'attention par l'importance de sa flotte et le développement qu'elle a donné à ses services.

Dès 1854, l'expédition de Crimée avait nécessité d'importantes modifications dans l'organisation de son réseau. Appelée à participer au transport des troupes qui ont pris part à cette expédition, la Compagnie avait déjà, à ce moment, fourni les preuves d'une activité qui ne devait plus se ralentir par la suite. Elle a eu, pendant dix-sept ans, de i854 à 1871, en vertu de conventions avec le Gouvernement, l'ensemble des services de l'Algérie et de la Tunisie. En 1860, elle établissait la ligne postale transatlantique du Sud desservant le Portugal, le Sénégal, le Brésil et la Plata. Deux années plus tard, en 1862, furent inaugurées les relations avec l'Indo-Chine française et les ports de la Gbine, complétées, quelques années après, par l'extension du service français jusqu'au Japon. C^st au concours de la même Compagnie que le Gouvernement de la République fit appel, en 1882, lorsqu'il eut reconnu la nécessité d'ouvrir plus directement au commerce national le débouché du Continent australien et de relier la Nouvelle-Calédonie à la Métropole.

Le 3o Juin 1886, une nouvelle convention, que devait compléter un acte additionnel passé le 5 Novembre 1894, assura le développement pratique des réseaux de la Compagnie parle remaniement des parcours afférents aux services maritimes postaux de la Méditerranée, de la Mer des Indes, de la Chine et du Japon, de l'Australie et de la Nouvelle-Calédonie, de la Cfôte Orientale d'Afrique et l'introduction de stipulations spéciales au service du Brésil et de la Plata.

Par|les détails qui précèdent, on a pu se rendre compte oue cinq lignes principales sont desservies

§ar les Messageries Maritimes. A l'exception de celles u Brésil etde laPlata, qui sont rattachées à Bordeaux, toutes ont Marseille pour port d'attache. Sur cet important réseau postal sont venus se greffer, à mesure que les besoins commerciaux en ont révélé la nécessité : une ligne desservant Madagascar, des services facultatifs dans la direction de Marseille au Havre et à Londres et sur la Côte Est de Mozambique jusqu'à Lourenço-Marquez et Natal ; enfin, au service obligatoire vers l'Extrême-Orient, la Compagnie a ajouté des voyages commerciaux périodiques, au moyen de grands cargo-boats et intercalés entre les départs réglementaires des courriers chargés du service postal.

En nous référant au Rapport dont le Conseil d'Administration de la Compagnie a donné communication, au mois de mai de l'année courante, à l'Assemblée Générale des Actionnaires, nous relevons que le mouvement du trafic transporté par les paqu^ots qui composent sa flotte a porté, en 1899 sur i53.8io personnes et sur 684.818 tonnes de marchandises. D'autre part, les voyages accomplis au cours de cette même période représentent, dans l'ensemble, une navigation qui n'a pas été inférieure à 957.768 lieues marines.

Quant à la flotte de la Compagnie, elle ne comprend pas moins de 62 paquebots de différents tonnages et 10 chaloupes à vapeur. Presque tous ces navires ont été mis en chantiers et construits par la Compagnie elle-même dans ses ateliers de La Ciotat (Bouches-du-Rhône). Il est presque superflu d'ajouter ^e les paquebots de type récent sont cfe très grands bâtiments (YArmand-Béhic, entre autres, mesure i48m5o entre perpendiculaires), munis de machines puissantes et pourvus des appareils les plus perfectionnés etde toutes les commodités qui peuvent assurer le bien-être des voyageurs pendant un long voyage.

Ajoutons, en terminant, qnele personnel de la Compagnie, tant à bord qu'à terre, comprend plus de n.ooo personnes et que les Messageries Maritimes ont créé et soutiennent tout un ensemble d'institutions dans l'intérêt de leur personnel : Caisse de prévoyance, Caisse de secours, habitations ouvrières, etc..

Chargeurs Réunis

Omfagk Fn^Ki k InigplM à I

Société Ammyme cul capital de ±2^500^000 frŒoam,

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