‹ La chronique de Godefroid de Bouillon et du royaume de Jérusalem première et deuxième croisades 10801187Chapitre 62 sur 77 · ET L'ANCIENNE JÉRUSALEM · texte numérisé non relu

ET L'ANCIENNE JÉRUSALEM

précise; il confond les choses. Une personne qui en ce point m’a rendu de véritables services, c’est le bon frère Élias, du monastère de Saint-Sauveur, qui, ayant demeuré (rente ans en Terre-Sainte, connaît à fond le pays. J’ai seulement à regretter que son âge et ses occupations ne lui aient pas permis de m’accompagner dans mes courses.

-» D’Anville a prouvé , par de graves raisonnements et par les mesures qu'il a prises sur les lieux mêmes, que l’ancienne Jérusalem ne pouvait pa3 être plus grande que la nouvelle. Elle était située à peu près sur le même terrain avec la différence cependant qu’ alors le Calvaire ne se trouvait pas dans son enceinte, mais bien le mont Sion. Soliman , en apprenant que l’ architecte chargé de la construction de l’enceinte de la nouvelle Jérusalem n’y avait pas renfermé le mont Sion , lui fit trancher la tête. Les murs peuvent avoir cent vingt pieds de haut ; leur épaisseur ne m’a point paru proportionnée à leur élévation. On y voit des pierres qui appartenaient évidemment à l’ancien temple; elles sont d’une dimension extraordinaire.

» L’ancienne Jérusalem avait douze portes :

» 1" La porte du Troupeau, porta Grëgix , construite par le grand-prêtre Éliasib. On l’appelait ainsi parce que c’était par elle qu’entraient les troupeaux qui devaient être immolés dans le temple.

» 2° La porte des Poissons , porta Pùcium , ainsi nommée parce qu’elle conduisait à la mer, et que par elle on introduisait le poisson destiné aux besoins de la ville. Elle fut bâtie par les enfants d’Asnaa, au retour de la captivité de Babylone.

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