‹ La chronique de Godefroid de Bouillon et du royaume de Jérusalem, premièreChapitre 16 sur 63 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

AVENTURS DE BAUDOUIN , FftÈtB DB GOOEFBOIO.

Sous la croix, l'expiation.

Bk\daine.

Quelques jours après, Baudouin, frère de Godefroid, et le hardi Tancrède s'écartèrent avec leurs détachemaits pour aller à la découverte.

Ils enlevèrent aux Turcs la ville de Tarse. Puis ils se la disputèrent. Baudouin en resta maître par la violence et força Tancrède à chercher d'autres conquêtes. Cependant Baudouin disposait de peu de guerriers ; et il avait tout à redouter des infidèles. Bientôt une vive alerte lui fut donnée ; ce fait de l'histoire, dont le fond est incontesté, a été l'objet d'une légende, que nous devons rapporter, sans en garantir tous les détails :

Par une chaude soirée du mois de juillet de l'année 1097, deux vaisseaux de l'empereur Alexis Gomnène, montés par des Grecs de Constantinople, supportaient un rude combat en vue des cotes de la Gilicie. Dix petits bâtiments bons voiliers entouraient ces deux

DE BAUDOUIN. m

^tos aa^ipes. Ces petits bàtimeals portaient tous à leur avant un Ikm groe^èremeiit scatpté et Yarié datas aeB attitudes. ttsétaiaiiiiMintéspardes pirates, quisavaieat fuir quand ils n'étaii^t pas les plos forts, et vaincre lorsqo' ils se décîdaieiit à attaqoer. Dqmis dix ans, o^ pirata oooraieiiÉ impu^éa^iKA les mers. Toutes les côtes de la Méditerraoée les cooaaissaieat, et quelques villes leur payaient ua tribut pour avoir le dpaii ée naviguer ea sûreté.

Ces pirates Paient des Français , des FJanxaAds et d^ Frisons, qui^ ayâuii £aiiit quelqws temps le commeroe et la pêdie , avaieai^ fini par trouver qu'il était plus oocumode de prendre que dédbanger, et s'étaîail; mis à écumer la mer , comme déjà on disait alors. Leur force consistât en quatre ou cinq cents hoaunes dét^ffîinés, à la kÂs marins et soldats , qui d'une main faisaient la manœuvre et de Tautie maniaient habile^ m^t la hadie d'aboid^e.

Les deuK vaisseaux grecs pcHiai^it une troupe plus nombreuse^ qui ^itiait lejoindi^ les Croisés, avec des intentions que nous né coiMudssoQs pas. Us se défendaient de Leur mi^ix; et le combat se tixmvait chaudement engage Les pirates faisaient joua- de grandes machines qu'ils appelaî<»it la fronde et farbal^: c'étaient dénomies bascules, au moyen desquelles ils lançaient aulmn des paniers de éaiUMix^ des pièces de bois armées de fer, et des flèche entourées de résine ardente. Avec des £aux eamiandiées à de longues perches , ils coupaient les cordaiges et dédiiraieat les voiles. Puis ils jetaient des harpoais qui saisissaient Je bord du u^ipe;>et ils rentrainaient avec eux.

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