‹ La chronique de MantesChapitre 104 sur 143 · ÉLECTION POUR LES ÉTATS 40B · texte numérisé non relu

ÉLECTION POUR LES ÉTATS 40B

mousquetaires ignorant la charge de son mousquet, tirant à terre, frappa vers les reins un nommé François Guitel, tonnelier, qui mourut deux heures après (1).

Le 28 avril 1614, fut côlébré sur les sept à huit heures, en féglise Notre-Dame, un salut pour la santé du roi. On avait sonné la veille à son de trompe que chacun eût à 8*y trouver, pour assister dans Téglise, à une procession générale et ensuite à la messe; avec défense d'ouvrir les boutiques, sinon après le service divin, sur peine de 60 sols d'amende Ce que les habitants exécutèrent. Et le 9 Juin, le roi envoya faire commandement de cesser la garde, ce qu'ils firent.

La minorité de Louis XIII, jusqu'à l'arrivée de Richelieu aux affîiires, l'ut trôs troublée. Les grands seigneurs, ayant à leur tète le prince de Condé, Henri de Bourbon, dcuxit-iiH; du nom, firent tous leurs elloris pour ressaisir la direction du gouvernement qui était aux mains de la régente et de son favori, CoDcini, marquis d*Âncre, que toute la cour détestait.

Quelques villes 8*étaient même, en cette année 1614, sonstraites a Tautorité de Marie de Médicis, entre autres Château- Thierry. La cour effrayée, prit alors quelques précautions pour se maintenir en sûreté à Paris. « L'exemple de Château-Thierry faisant peur pour les villes de la rivière de Seine, M. do Fossés fust envoyé avec cinquante mestres de la compai^nie de la Reine et le ré;,Mment de Navarre, pour garder Corbcil, Melun, Montereau et No/^cnt, et so jeter où il on seroit besoin (2). >» Telle est sans doute la catise des précautions qui lurent prises alors à Mantes.

§ 229. Assemblée pour les États. — Le IG juillet 1614, après midi, on fit convocation et assemblée g-énérale en l'Auditoire de tous les ecchVsiastuines, nobles et tiers-états du bailliage de Mante, pour élire un do chacun état, pour porter les cahiers an.\ Etats (jui 50 devaient tenir en la ville de Seoâ. Les ecclésiai>li(^uci> élurent M'" riiilippe Hurauit ôvê-

(1) Le lendemain le maire fit dcfendre de charger les mousquets à balle et de tirer d.ini les ruée.

{i) V. Mémoires de FotUeHay-Mareuil. ColL Midunid.

CHROiNlQUE DE MANTES

qae de Chartres; la noblesse élut le sieur de Blaru, elle tiersétat nomma Jean Lecouturier, Lieutenant-Général audit Mante.

Lcî? F-tats s'ouvrirent à Paris etnon à Sens, le 14 ocfobr»^ i€>\\, au couvent des Aujçustins, et se prolongèrent jusqu'à la lin de mars 1G15. C'est au cours des délibérations do ces Etats que se manifesta pour la première fois le génie de Richelieu, qui n*était encore qu*évéque de Luçon.

Pendant tout le temps de rassemblée, on fit une procession générale à Mantes, avec des prières pour la conservation du roi. On y portait les châsses; les prêtres y assistaient en chapes et les habitants avai<Mit chacun un cierge à la main. On jeûnait le mercnMll, le vendredi et le samedi. Les prières publiques que l'on fait actuellement ne sont pas même une innovation.

§ 230. Assemblée pour recevoir les Capucins. —

Le 2.S (It'ceiiihn^ 1()14, M' Eustacho Apoil, président en l't'^leetion de Mante (^t maire policien, Kustache Leniaire, Jean Giroux. riiarlt's Pijjris et Uohert Louytre, échevins, tirent faire asseinbU''0 {jénArale en la maison de ville. En laquelle messieurs du clerijé, do la justice, manants et habitants, assistèrent. Les habitants do Limay y furent mandés pour prendre voi.x délibi^rativo, do recevoir ou refuser les pères Capucins qui demandaient à être reçus on la ville ou faubourgs d'icelle, pour faire bâtir un monastère pour y faire leur demeure. Ce qui fût désiré d'un chacun, pour le fruit que fit le père Léon {sic) capuein» qui avait prêché TA vent et le Carême précédents. Il tut erdonné que l'on leur donnerait une place au village de Limay, pour y foire édiûer leur couvent (1).

Le 26 avril 1615, la petite croix des Capucins qu'ils portent en procession, ftit bénite à Notre-Dame, par M* Hubert des Barres, doyen. Messieurs du chapitre allèrent en pro-

(11 On toit ^ c* M fût qu'«pr^« «M Mitt d*«i4aête de eammodù «t <»>

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