LOUIS XVI A MANTES
Nous avons YOQla publier ce paragraphe ineaftensOt pour montrer la mîBe en scène déployée autrefois par la ville, dans les solennités publiques. Le tableau ne manque pas d*intér6t et le coup d'œil devait être pittoresque.
§400. Hiver très rude. — L'an 1782 (?) l'hiver fut très froid et très rig-oureiix. On fit par la ville, do très ^jrrandes distributions de pain pour le soulagement des malheureux.
S 401. Le roi Louis ZVI à Mantes.— Le 29 juin 1786» Sa Bl^jesté Louis XVI passa à Mantes; il venait de Cherbouiig^ où il était aU6 visiter le port (1). On lui éleva à la porte de Rosny; un arc de triomphe en feuillage, au fronton duquel on lisait ces mots :
Msiites ftit par Hrari Nommé son ehien fldèlê.
Mante a pour vous, Louis, Même amour, même zèle.
Le maire, les édievins, les officiers et les compagnies de milice bourgeoise, allèrent complimenter le roi et lui exprimèrentleur bonheur de le posséder dans leurs murs. M. BUos d*Attbervilliers, maire, lui présenta les clefe de la ville sur un plateau d'argent. S. M. accueillit le corps de ville avec la bonté qui caractérise les Bourbons, et descendit la route au petit pas, les principaux de la ville étant aux portières de sa voiture. Le reste du jour se passa en divertissements.
§ 402. Vente des arbres des Cordeliers. — Le 8 janvier 1789, les arbres des Cordeliers furent vendus à un nommé Louis Richoux, pour la somme de 5,300 livres.
Il y avait cent ans qu'ils étaient plantés. Ils furent remplacés la même année par une plantation d'ormes qui coûta 1705 livres. Ces ormes subsistèrent jusque vers 1863.
(1) C'était une oonfl<4^iMioe de la paix de 17S3. L'Angleterre avait été forcée de laisser omutrolre et fortifier le port.
§ 403. Nomination des Députés aux Etats-Généraux.
— Le 25 lévrier 1789, en exécution de l'édit du roi du 25 janvier, et des règlements et ordonnances de M. le Bailli de Mantes, du 13 février, dont lecture fut faite aux prônes des paroisses de la ville, il fut. par les sergents à niasse et à verge, pui)lié et annoncé à son de tambour, (jue l'assemblée générale de la ville aurait lieu le jeudi 5 mars, à 9 heures du matin en rHôtel-de-Ville. Tous les habitants âgés de 25 ans et compris dans les rôles d'imposition, étaient tenus d y assister pour concourir adresser le cahier et procéder à la nomination des députés chargés de le porter à l'assemblée du Bailliage, conformément aux dispositions de Tarticle 27 du règlement.
Rassemblée du Bailliage (1) nomma pour députés ou représentants, MM. Meunier du Breuil, Lieutenant-Général du Bailliage, et l'abbé Ghopied, curé de Flins (mars 1789).
Le 27 avril, les Etats du royaume qui se composaient de la noblesse, du clergé et du tiers-état» furent convoqués pour que la nation entière et tous les ordres, par leurs représentants puissent (àire des lois stables pour parvenir â la liquidation des dettes de TEtat et à la tranquillité publique.
Le 4 mai, il y eut à Versailles, en l'église Notre-Dame, une messe du Saint-Ësprit, pour Touverturc des Ëtats-Généraux, à laquelle assistèrent le roi, la reine, les princes du sang, les ministres et tous les grands de l'Ëtat, et les députés de tous les ordres. Le 5 se ût Touverture des Etats.
Nous avons atteint l'époque extrême que nous nous étions assignée comuie limite et nous nous arrêtons. L'histoire de Mantes pendant la Révolution, n'offre plus le même intérêt et robligation où l'on serait de mettre en scène des personnages dont les familles existent encore, ne serait pas une des moindres difficultés qu'on éprouverait à raconter les événements qui se sont produits pendant ces années de luttes, grandioses à nos frontières, et souvent mesquines et funèbres à l'intérieur. Non pas que le sang ait coulé dans nos rues, ui qu'il s'y soit accom-
(1) Le prteidtDt Levri«r, en était ieeréUdre.