ADDITIONS
entrelacées se trouTent dans le tympan des ares donbleanx de ee porche; et comme la missive d'Anne de Laval est datée
de Yétheuil, novs pensons qu'elle est doublement intéressante, puisqu'elle concerne en môme temps notre ville ot pont-ètro la bienfaitrice d'un des plus jolis monuments de l'arroudissement (1).
« Messieurs, puis que Yous avez receu le commandement do « la Royno, Jo vous prye l'executter selon sa teneur. Et de ma « part, encorcs que n'en ayez recou aucun commandement, « vous y aideray de ce qu'il me sera possible, comme estant « vouée au très humble service du roy et zélatrice du repos pu> « blie. Et en cest endroict, vous porteray mes très humbles re- « commandations. Priant nostre seigneur, Messieurs, vous don- «c ner en santé, longue et heureuse vie. A Vétheul ee premier « Jour de Juing 1574.
« y* bien bonne amye et voisine Anne de Laval, w
Anne de Laval, dame d'Aqnigny, femme de Louis de Silly, seigneur de la Roche-Guyon, était fille de Guy XV de Laval et d*Anne de Montmorency.
Page 354. Voici encore une autre note omise. Henri IV avait d^antres raisons de n*étre pas favorable aux Cordcliers de
Mantes. Un do ces religieux avait été accusé de l'avoir voulu tuer pendant son séjour dans la ville. « Le Roy avoit toujours esté dans la ville de Mantes, en laquelle on avoit accusé un cordelier du lieu, disant qu'il avoit entrepris de tuer le Roy; l'ayant faict venir par devant luy, et il avoit dict : « qu'il n'avoit entrepris cest affaire ; mais que s'il en eust eu la volonté, il Tout flaict volontiers ». Bt sur ce que le Roy lui avoit demandé la raison ponrquoy, il lui avait tiaict responce : « que o ce seroit pour mettre fin aux guerres, et mettre le peuple en « repos ; d'autant qu'il ne tenoit qu'à luy que la Relligion « Catholique, Appostolique etRommayne ne feust révérée en sa « primitive splendeur ; et que la guerre que l'on faisoit contre « luy, n'estoit pour autre occasion que pour la Relligion qu'il « tenoit. « Quoy ayant entendu, le Roy avoit commandé qu'il feust faict mourir. » (Journal d^vn bourgeois de Oisors^ P&r M. H. Le Charpentier.)
(1} Archives deMaotes^ liasse 17.
CHRONIQUE DB MANTËS
Page 413. « Pendant que SuUy se décidait & rentrer dans le giron de l'église, etc. » Nous nous sommes laissé prendre à la rédaction ancienne de notre Chronigu^* Sully, qui était alors le
seul gouverneur de Biantes, ne n'est jamais converti. Talleroand
des Réaux assure bien qu'il voulut ôtre inhumé en terre sainte, mais il n'abjura jamais ouvertement. Le marquis do Rosny, gouverneur de Manies, ou plutôt lieutenant du ^^ouvcnicur, était probablemeut le lils aîné de Sully, qui mourut avant son pére.
Les vingt-quatre panneaux de la grande rose de Notre-Dame, ne représentent pas autant de scènes de rApocalypse, comme nous Tavons répété d'après M. YioUetLe Due (page 417). Ce très beau vitrail du XIII* siècle, restauré par Didron l'atné, représente vingt^uatre scènes du Jugement Dernier.