‹ La chronique de MantesChapitre 136 sur 143 · ADDITIONS · texte numérisé non relu

ADDITIONS

Sur cette question d'aillenn, on pourra faeilement eonsulterle très intéressant Yolome de M. Depping : Btstoire des expèdU liant marUtmes des Normands (1).

Page 110. <« Bcrthc étant morte, Philippe s'i-pi it d uno folle passion pour Bertrade de Montfort. » C'est là une grosse erreur dont nous avons été vertement repris. Aussi, conformons-nous au conseil bienveillant qui nous a été donné, faisons-nous aussi modeste que possible,

Et souple & la raison, eorrif eons saus murmure.

Donc, Berthe de Flandre vivait encore et était reléguée au château de Montreuil, quand Philippe 1*' épousa Bertrade de Montfort.

« On ne sait pas précisément qui célébra ce mariage, contre

lequel s'élevèrent tant d'anathémes (mémo page 116). » Il paraît, d'après un critique d'une grande autorité, que c'est encore là une erreur. Notre modestie, qui n'est que ^tuikIo et qui aurait besoin d"étre énorme, ne peut nous empêcher d'avouer que nous nous étions contenté de l'opinion, considérable aussi, de MM. Aug. Le Prévost et H. Martin. Ce dernier historien dit positivement (T. IIÎ p. 151) : « Enfin Philippe à force de présents, décida un évéque, an ne sait pas bien leguelt à consacrer son union avec Bertrade. »

Ajoutons pour avoir l'air très savant, que d'après Guillaume de Malmesbury, le mariage fut célébré par (luillaume Bonne- Ame, archevêque de Rouen. D'un autre coté. I rbain II, dans une lettre adressée à l'archevêque de Reims, déclare que le mariage ftat béni par Ursion, évêque deSenlIs. Enfin, Orderic Vital dit d*une fagon non moins positive : « Eudes, évéque de Bayeux, fit ce mariage exécré. Odo, Bafocensts episcopus^ hano execrandam desponsatlonem jfecit. » Le lecteur peut maintenant choisir en connaissance de cause. Nous, avec ou sans modestie, nous nous en tenons à ce que nous avons dit à ce propos, page 116.

Page 167. Baillet n'a pas parlé du séjour de saint Bonavenfure à Mantes, dans : Les vies des Saints, réduites en un volume.

Mais dans son grand ouvrage en 4 vol. in-f, il dit en effet qu'il travailla à la vie de saint François, dans les couvents de Manies et de Paris. Un Jésuite, le P. Georges Fonmier prôteiid même que saint Bonaycntnre reçut à Bfantes, la visite de son ami Thomas d*Aquin, qui s'écria en entrant dans sa cellule : « N'empêchons pas à un saint d'écriro la vie d'un saint. »

La pr<^soncf dfs deux rolif^ioiix italiens à l'Universit»'" de Paris, vers l'an 1245, rend ce séjour et cette visite très possibles.

Pape 175. Lo couvent de Saint-Corentin, portait encore le nom très caractéristique d'« Abbaye-aux-Uarengs. »

Page 233. <' Jean le Bon était mort à Londres, dans la nuit du 8 au 9 mai. » On devine aisément que c'est le 8 avril qu'il faut lire, comme on Ta vu i la page précédente.

Page 318. « Versoris qui plaida contre Arnaud etc. » C'est encore une erreur qui nous est échappée. Versoris défendait les Jésuites contre Etienne Pasquier qui soutenait l'Université (15641. Antoine Arnauld ne plaida contre les Jésuites, qu'en

Pajre 355. La note suivante, nous a échappf^ pendant la. composition de la Chruniqup. Nous la glissons dans nos additions :

Voici une lettre qui doit se rapporter aux mesures prises par Catherine de Médicis, pour assurer la paix. Nous ne savons de quel ordre il est ici question, mais la lettre est écrite par Anne de Laval, femme de Louis de Silly, seigneur de La Roche- Guy on, auxquels, suivant M. Léon Palustre (1), on doit le beau portail méridional de l'église de Vétheuil. Leurs lettres L et A

(1) La Renaissance en France.

Page 1