‹ La chronique de MantesChapitre 37 sur 143 · CHAPITRE de: CHARTRES · texte numérisé non relu

CHAPITRE de: CHARTRES

<la pape, ils transféraient le sendce divin en la ville et Mantes. Et de fait, à Tinstant ils fermèrent les portes de Téglise cathédrale et s*enTinrent en cette ville de Mantes où ils restèrent plus de six semaines. »

Le différend dura bien plus long:temp8. Porté en 1253, devant le concile de Paris, les évéques rendirent un premier décret par lequel, à l'occasion du meurtre de Réginald de l'Epine, chantre de l'église de Chartres, le chapitre était tranféré à Mantes.

Puis, en i2">, un autre concile de Paris, conJ:iinna llugue de CLav(;rnei , chanoine et non pas simple habitant de Chartres, et son frère Colin, coupables tous deux du meurtre de Réginald. Us furent bannis pour cinq ans, et deux clercs lears complices, mis en prison, pour être ensuite envoyés en Palestine. Ce qui fut exécuté Tannée suivante au mois de Juillet.

Enfin, en 1256, le 24 octobre, le concile de Sens décida que le chapitre qui était revenu de liantes, quitterait encore une fois Chartres et se transporterait a Etampes, jusqu'à ce que la tranquillité fht tout-à-fait assurée dans Chartres.

Nous avons tenu à raconter cette lutte caractéristique des chanoines et des bourgeois d'une ville, luttant jusqu'à la dernière extrémité, pour soutenir les membres de leur coi'poration ou de leur collège. La faeon même dont Chrestien en rend compte, indique que le vieux bourgeois donnait raison à ses compères de 1252.

s; 57. La Porte des Cordeliers bâtie. — En l'an 12()5, la Porle Basse autrement des Cordeliers, Ait l'aile aux dépens de la ville, sous le règne du roi saint Louis ; en preuve il fut imposé une somme sur tous les habiLants (1).

Nous adoptons cette date de 1265, parce qu'elle concorde à peu près avec une décision prise quatre ans plus tard. La levée de deniers imposée aux habitants, avait été jugée trop lourde, car saint Louis, en 1:209, envoya des commissaires enquêteurs qui firent, en son nom, des restitutions à Paris, à Mantes et à Etampes. Pierre de Muutiéramé, prieur des Jacobins de Paris,

(1) CaBV. ADD. dit 1290 sans ckanger rien à la rédaction. Il y a une erreur, ■oit de date, toit de règne.

laO CHRONIQUE DE MANTES [1280]

fàt chargé â« cet acte de Justice, dont nous n*aurons pas d*aiitre exemple à citer.

Nous renvoyons an règne de Charles Y, pour parler de la porte des Cordeliers.

§ 58. Des deux grosses cloches de Notre-Dame. —

Par l'écriture étant autour des deux grosses c loches de Té^lisp !^otrn-Dame, il se voit qu'elles ont été faites en Tan 1266, Michel de Porcheville étant maire pour lors.

Il y avait un anniversaire, le 4 mai, à Notre-Dame, pour Michel de Porcheville (1).

§ 50. Fondation de la Chapelle Saint- Jean -Baptiste (2). — L'an 1267, la chapelle de Saint-Jean-Baptiste fut fondée en l'église Notre-Dame de Mante par Marie, veuve de feu Henri des Granges ; et la dota de huit livres deux sols parisis de rente, à prendre sur plusieurs maisons situées à Mante, et27scptiors de blé à prendre par chacun an, sur deux moulins situés sur le pont de Mante. Ladite fondation fut insinuée et enterrinée par le roi Saint-Louis éteint à Vernon, au mois de mai 1267. [Collatio aboriginali] (Chev. etE'^G.).

nn. Fondation de la chapelle de Saint-Paul, Saint- Louis et Saint-Biaise. — En l'année 1280, la reiiio Marie, deux" du nom, fille seconde du duc de Hrahant cl seconde femme du roi Philippe le Hardi, fils de saint Louis, fonda en féglise Notre-Dame de Mante, la chapelle de Saint-Paul et celle de Saint-Louis qu'elle dota chacune de vingt-.sejit livres, et celle de Saint-Hlaise de 'iO 1. Et donna à ladite église, l'image de Notre-Dame (jui est (mi alltâtre et (jui est encore de présent sur le grand autel. Elle donna encore à ladite église, les mairies d(î Poinvilliers (:Ti, qui est la justice et police dudit lieu, et outre, elle ût encore plusieurs bien-

(1) iVtrr. de X.-D.

(2) Appelée aiud diaiMlIe des VoÛtet. (ArdL de N.<D. litme 1).

(3) Confinuépar les irehiTea de N.>D.

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