‹ La chronique de MantesChapitre 44 sur 143 · DOYENS DE NOTRE-DAME · texte numérisé non relu

DOYENS DE NOTRE-DAME

amateur de Tantiquité. H a composé un livre : De la Dignité des rois de France, du pouvoir que Dieu leur donna de guérir les écrouelles, ensemble la vie de Saint-Marcoul, abbé de Nanteuil, au pays de Consfantinen Normandie. Et La vie de M" Robert Guéri f eau ( 1 ) . Ledit M' Simon Faroul . doyen , afaitde belles fondations dans l éfrliso Notre-Dame de Mante, le jour de Saint-Sacrement; et la veilh^ de TAssomption a fond/» Matines, le soir avant que la Vierp-e monte an riel (2), et le De profondis en faux-bourdon. Il est mort \o 28 juin, veille de saint Pierre, et fut enterra'' le jour [suivant] en 1G5C (3). FA tomba ce jour là, si grande pluie que l'on croyait que tout était perdu.

Simon Faroul appartient à une famille distinguée de Mantes, qui a fourni à la ville des maires, des échevins et des chanoines

de la collégiale. Outre ses œuvres littéraires, il est surtout connu pour lo zèle qu'il montra dans la défense de lauthencité des

reliques do saint Marcoul.

LV';,Mi>^<' Notre-Dame possèdo la plaque do marbre noir avec inscription, qui lui fut autrefois ('rigée pour rappeler ses titres et ses fondations. Voici cette inscription :

Cl-OIST PROCHE I»K CK LiEU, VÉNERAni E ET DI^CRKTTK PrRSONNK

SiMO.N' Faroul, Viv.vT Prkstre, Licetik ks uuoicts, I'rotonotairk DU S' SikoË AeosTOLiQ. Doyen Et chanoine de cette Eole et DR S* MACLOV son AMNEZB, BT OmCIàL DB Lk COVR Arohtoiâ-

comalb ob Pinssbrats, bn cbttb Villb, uqi Apate 8*1STRB ao-

^TIS SANS LA POSSBSnON Et BXSRCIf» M CBS GHAROBS DAS

l'espace db xxxvni Années, les Approbations et applavdis-

SEMENS d'un CHACI'N, ET DIGNRMKT ACQVITÉ DES PLVS DI-

OHBs ET Honorables emplois dvn Homme de sa va-

LBDR, QVITA EH flH CBTTB VIB MORTBLLB, PO' 8VNIB BlBRUBL- MBMT A DlBV, LB SaVBDT ZXVII* Io» DB ItIN LAN X. VI* Um, LB DB 80 AAOB ; AYAT PODÉ, PO' IMMORTBLLB MARQUB DB SA FOI

LBS PROCESSION ET MESSE DV S' SACREMENT I)V PREMIER lo'

DV MOIS DE Iviir.KT, Et les m.atinrs sor.ENEi.LKS DR la

^VLLB DB LaSSOMPTION DE LA S** VlEROE, PAR CHACVN AN ET A PONDB KS CBTTB ÉGLISE, ËT LAISSÉ POVR CET BFFBCT VINGTS UTBB8 TZ DB BBNTB A MBSS" DV CHAPITaS D'IOBLLB.

vl) Elle est à la bibliothAquc de Mantes.

(i) Cérémonie assez sin^nlit^rc dont il MM pwlé plus loin.

(3) L'ioscriptioD porte i(x>4.

§ 86. Vinirtième doyen. M* Pierre Le Ootttarier,

conseiller et aumônier du roi, homme très docte. H avait façon de prélat. Il était curé de Saint-Maclou. Deux chapelains, bénéflciers de Saint-Maclou, Tun nommé M. Faroul et l'autre M. Yard, lui faisaient insulte tous les jours dans Téglise Saint-Maclou ; jusque, quand Ton voulait faire la procession du Saint-Sacrement, qu'il étiiit ùTautel, ils venaient comme des lions lui ôter l'étole de dessus le col ; c'était pitié. Et quand le peuple voyait cela, il s'en allait chacun de son côté. Après quoi, ils se mirent eii procès. LeditFaroul est mort subitement debout dans sa chambre.

§87. Viii8t**iiiiièiiie doyen. — M* Michel Aupers (1) conseiller et aumônier du roi, protonotaire du Saint-Siège et officiai de Mante, n a bien officié dans les églises, n n*ennuyait point au peuple d*entendre ses messes, étant fort prompt. Il est décédé le 18 décembre 1703. Il est enterré dans le chœur de Téglise Notre-Dame, n a fondé dans réglise Saint-Maclou, des prières avec des distribution de pain de chapitre, le 17 septembre.

§ 88. Vingt-deuxième doyen. — M* Charles Martineau, licencié ès-lois. Il a pris beaucoup de soin à rétablir Saint- Maclou qui était en très mauvais état. G*e8t lui qui a fait fiûre le retour du chœur, le retable et le tableau qui est au-dessus du grand autel, où est représenté le Père Etemel. Tous ces ouvrages ont été faits des aumônes des particuliers de cette ville. V Ecole des Pauvres a été fondée de son temps et par ses soins. Il est venu à bout de faire ordonner le partage de la ville et de le faire exécuter malgré toutes les oppositions qui s'y sont trouvées

§ 89. Vingt-troisième doyen i — M* Pierre Logné, docteur en Sorbonne, fut le 23* doyen. H avait une belle prestance, l'air sévère, mais aisé à parler. Charitable aux pau-

(1) Et non Aubert.

[t) Le roanuacrit d'Aubé l'arréte au 22* doyen. Nous donnons lea autres, d'après Marion et Ouérin.

DOYENS OB NOTRB-DAMB

ms, fl excellaii à prêcher. Il a prêchô plusieurs fois devant le roi, et a, par ses soins et les aumônes du public, f)ût avoir àrégiise Notre-Dame, les beaux ornements que l'on met les grandes fôtes ; à Saint-Madou, Xoye (1) qui sert de pupitre, la belle lampe du chœur, et enfin les tambours qui sont aux deux portes. L*on a vu à sa mort sa grande humilité. H couchait sans draps, sur un matelas de crin, quoiqu'il eut de beaux lits de parade. Il a voulu être enterré avec son troupeau au pied de la grande croix du cimetière, où est sa tombe, qui contient ces mots : CirffH Jean Pierre Logné, docteur en Sorbonnet doyen de Notre-Dame de Manie et euri de SaM-Maclou : Dieu Fappela à lui U S octobre 174S{2).

Btcet éfigie (sic) :

Dans la place émiucDtc où le choix l'cleva, Oo vit revivre en lui, celui qu'il remplaça. U fut de son troupeau, le chef et le modèle ; Intègre dans ses mœurs, dans ses devoirs fidèles ; Par ses rares talents U se fit admirer. Des grands et des petits également aimer. Plein de l'esprit de Dieu, formé dans son école, Il fut puissant en œuvre, et puissant en parole. Il sut gagner les cœurs ; ses discours animés Rappellent l'heureux temps des apôtres télés. Son stjle était sans llwd, an style évangélique Qu'accompagDalt partout la forée pathétique. Il ne se borna point au devoir d'enseigner ; U aida de ses biens ceux qu'il put soulager. Le pauvre secouru par lui, dans sa misère, A jamais bénira ses eotralllei de père. SêqiuUteatinpaeê

Pierre Logné était un ancien dragon, et avait logé à Mantos, «lu temps qu'il était niiiitain'. Il avait prêché devant Louis XV (l'une façon un peu gasconne, et cela ne fut pas étranger à sa nomination de doyen de Mantes. M. Guérin pére, auquel nous empruntons ces renseignements, raconte sut* lui (quelques anecdotes, qui senteBt en effet le dragon d'une lieue.

(1) Les aadens latrias étaient en fonne d'oie eu d*aigle. (t) tO octobre. O.

CURÛiMQUE DE MANTES

5^ 00. Vingt-quatrième doyen. — M* Jacques Martin, ancien avocat au parlement, licencié en droits civil et canon, fut le vingt-quatrième doyen.

§ 91. Vingt-cinquiènw doyen. — M* André Mnldebled ÙA le vingt-cinquième doyen. Il prit possession le 3 juillet 1754. Il mourut le 26 Juillet 1757.

§ 92. Viiigt-sûdème doyeng — M' François Mariauchaux, natif de Paris, âgé de 56 ans environ, fut le vingtsixième doyen, n fut reçu doyen le 1** octobre 1757, après vêpres, trois heures après mi^. Il fht accompagné à sa prise de possession de M. Cottin, ancien chanoine de Té^ise royale et collégiale de Mante et de beaucoup d'autres chanoines et ecclésiastiques, vicaires de ladite église. Quand les cérémonies accoutumées fùrentfoîtes à Notre-Dame, il Ait conduit àSaint-Madou, par M. Cottîn, où il donna la bénédiction du saint ciboire. On chanta le Veni creator et il monta en chaire où il At un petit discours à ses paroissiens.

§ 93. yingt-septième doyen. — M* Pierre Félix Hua, natif de Mantes, tai le vingt-septième. H fat reçu doyen et curé de Saint-Madou, le 12 mars 1770, à trois heures après-midi. Il M accompagné à la prise de possession, par M. Dubecqué, ancien chanoine et promoteur de Téglise royale et collégiale de Mante, assisté de tous les chanoines et vicaires de ladite église. Quand les cérémonies accoutumées furent faites A, Notre-Dame, il fut conduit à Saint-Maclou par ledit sieur Dubecqué, où il donna la bénédiction du ciboire, et on y chanta le Veni Créator. Il monta dan.s la chaire où il a fait un très beau discours à ses paroissiens. Tout le peuple en a été édifié.

§ 94. n 7 avait andeiinement chantre et sous-chantre à Notre-Dame. — Après avoir recueilli les dignités et les personnes qui ont été chefs en l'église Notre-Dame de Mante, et qui par leurs vertus l'ont rendue auguste et magnifique, je remarquerai que l'antiquité demeure d'accord et nous

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