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LA FÉT&DIEU
§ 143. Etablissement de la Confrérie du Saint-Sacrement. — En l'année H41, il lut, fiitro les chanoines et vicaires dft l'Ej^lise Notre-Dame, éi igé une confivrio du Saint- Sacrcmcnt aux octaves diidit jour. Et fut ordonm'' entre eux, que quatre torches de cire blanche seraient faites à leurs dépens, pour être portées aux coins du dais, sous lequel serait porté le corps de Notre-Seigneur. Et chacun des chanoines et vicaires à leur tour faisaient foire lesdites torehes et faisaient un festin, auquel assistaient tous les frères de ladite Confk^rie et autres prêtres qui étaient par eux con- Tiés.
[Cette même année 1411, le 16 juin, les torches des métiers, pour assister le Corpus Domini à l'octave, furent érigées. Chey.]
[Elles étaient carrées, du poids de 90 à 120 livres, et brûlaient pendant tout le temps de laprocession. Chaque métier avait sa torche posée sur son brancard. Celui-ci était orné de fleurs et de couronnes, et au pied de la torche était figuré un jardin ou bien des boutiques en cires de couleur, dans lesquelles on voyait les outils et marchandises de chaque métier. Pendant les offices, toutes ces torches brûlaient rangées autour du chœnr, au nombre de 40 à 45. Chr.]
La Fête-Dieu, instituée en 1264, par Urbain TV, ne Aitlsolennlsée qu'à partir de 1311. En France, on ne la célébra pas avant 1318. Le diocèse de Chartres l'adopta souloment vers 1325. Martin V, dans une bulle de 1429, attacha des grâces spéciales à la célébration de cette féte ot recommanda aux fidèles d'assister à la procession, dont l'usago est moins ancien que la fête. Le Bour</eo(s- de Paris ruconie., à l'année 1433. les efTurts des prédicateurs, pour rendre cette procession plus solennelle. C'est sans doute à T^et dlmiter le clergé de Paris, que celui de Mantes, uni aux bourgeois, s*associaponr donner plus d*éclat à la procession de la Fête-Dieu.
Cette cérémonie fut longtemps célèbre à Mantes, par le faste qu'y déployaient les corporations de métiers. Cet usage a cessé depuis iougtemqs.
§ 144. Pardon ou Angélus. — Le 3 janvier 1442, la saXiiiSiiion de V Ave Maria a été iaite et fondée par Guy le Baveux, et pour ce faire a demandé permission aux maires et échevins de faire sonner, le soir, 15 coups de cloche à Notre-Dame, et a pour cela laissé 20 s. de rente sur son bien. Nota. Ce Guy le Baveux était seigneur d'un fief sis à Jouy, appelé Dation, tenu en flef de Malassis, et possédé par les S" de Jouy. 2* Chev.
VAngelwi ou Pardon, institué, pense-t-on, par Urbain II à la fin du xi° siècle, était établi à Soissons en 1375. LouisXIIle fit sonner à Paris en 1472. Ce qui est le plus remarquable dans ce paragraphe, c'est la permission demandée au maire, pour instituer une pratique religieuse.
§ 145. Les Halles changées. — En l'année 1444, le Marché et Petite Halle de Mante, que Ton nommait le Marché aux Femmes, était établi devant le parvis de Notre-Dame, et appartenait au baron d'Ivry, qui en tirait un grand tribut et ne tenait compte de le faire recouvrir. Ce qui fut cause que les maire et échevins intentèrent contre lui un procès tendant aux fins de réparer et tenir ladite Halle couverte. Pour amortir lequel procès, transaction fut faite, par laquelle ledit sieur baron d'Ivry qui était en ladite ville, céda tous les droits et prétentions qui lui pouvait appartenir, moyennant la somme de 150 1. pour une fois payée Depuis laquelle transaction, ladite Halle et Marché fut transférée au devant de l'Hôtel-de-VilIe, où elle tient à présent.
Le marché devant l'église, était surtout l'endroit où se faisait le grand commerce des vins de la contrée, que l'on menait a Rouen, et de là jusque dans les Flandres. C'est de là qu'il a pris le nom Etape que l'endroit à conservé.
§ 146. La Tour de Saint-Martin bâtie. — En l'année 1446, la grosse tour qui est proche l'église, proche la Porteaux-Saints, que l'on nomme la tour Saint-Martin, fut bâtie aux dépens des habitants de Mante.