‹ La chronique de MantesChapitre 78 sur 143 · DERNIERS VALOIS, LA LIGUE ET HENRI IV · texte numérisé non relu

DERNIERS VALOIS, LA LIGUE ET HENRI IV

La mort de François I*% arrivée le 31 mars 1547, marqua à Mantes, par un important procès. La reine douairière de France, Elèonore d'Autriche avait H(' pourvue de la ville do Mantes dans son douairo, cumiiic autrefois Marie de Brabant, comme devait l'être un peu plus tard Catherine de Miklicis (1). Toujours esi>il qu'empiétant sur d'antiques prérogatives, elle nomma on des archerj de sa garde, Roland Oosselin ou Rouland Oausselln, à roffice de Maître des ponts (3). LonquII se présenta devant le bailli pour être institué dans son office, il y trouva une opposition de la part du maire et des échevins ; sa nomination était contestée. L'alTaii'e [lortée aux re(juùtes de l'IIotel du roi, força les opposants, pour faire valoir leurs droits, à fournir un intéressant compnlsoire dans lequel, relevant dans leurs arehives tous les titres à Tappui de leur dire, ils remontent Jusqu'au temps de saint Louis. Ils prouvent que Marie de Brabant, Charles de Navarre et tous ceux qui, à diverses époques avaient aussi essayé de nommer à cet iiniiortant office, consentirent devant une tradition si solidement établie, à abandonner leurs prétentions et u laisser ce privilège aux maires et échevins. Dans ce précieux inventaire de pièces, nous avons relevé les noms de quelques Maitres du Pont : Jehan Cointerel (1361), Thibault Duporche (1455), Geoffroy Hayet (U60), Jehan Hayet

(1) V. le procAs-vcrbal do la Cnu'uwr de Monte, on on lui doniMle titre de comtesse de Mante et Meulan. Eitionore mourut en 1558.

(t) Dent une deejMeee de oepraeèe, le nom de Maatee eet écrit arec «m $ par on huisiier de Perie.

{1470). Johan Hayot (1480), Jnhan Hayet, fils du préc<''dont ; un autre Jehan Ilayet était encore pourvu de cet office en 1522. Du reste, cette famille des Hayct occupa cette charge presque jusqu'à l extinction des Maîtres du pont de Mantes (1).

§ 171. Mort d'un prince à Mante. — Le 21 octobre 1549, Louis duc d'Orléans, second fils du roi Henri II, mourut à Mante.

Audit an, l'on commença à vendre la chaire à la livre.

Henri II et Catherine de Médicis avaient eu déjà François, né en l.ViS. Elisabeth, née le 2 avril 1545, Claude, le 12 novembr-^ 1547. Leur quatrième enfant fut Loui^, né le 3 février 15^49 « à Saint-Germain-en-Laye, entre trois et quatre heures. Ses « parrains, le roi de Portugal et le duc de Ferrare ; sa marraine, « la reine douairière d'Ecosse. » Louis d'Orléans mourut au château de Mantes, le 25 octobre 1550 (2).

§ 175. Le Présidial étabU à Mante. — L an 1552, Henri H', roi de France étant à Châlons, de son autorité royale, transporta en la ville de Mante, le présidial qu'il avait nouvellement érigé en la ville de Montlort-l'Amaury, faute par ceux de Montfort, d'avoir financé aux cofl'res du roi et présenté gens capables.

Le présidial n'exista pas longtemps à Montfort, car VEdil des Prèsi'iiaud' est du mois de janvier 1552. Créés dans le double but de décharger les Parlements des petites affaires et de rendre la justice plus uniforme, les Présidiaux fournirent aussi l'occasion de vendre de nombreuses charges de justice. Ils étaient composés d'un lieutenant civil, d'un lieutenant criminel et de sept juges ou jjréjiidiatu:. Ils jugeaient sans appel, jusqu'à 250 livres, ou 10 livres de rente. Leurs jugements étaient encore sans appel, pour les causes criminelles ordinaires. Un peu plus tard, l'ordonnance de Moulins, réunit les juges des Présidiaux, à ceux des bailliages et sénéchaussées.

Louis XIV, par ses diverses ordonnances sur les offices de judicaturc, jeta un grand discrédit sur l'autorité de cette ju-

(1) T.CS maîtres du Pont portaient Tcpéc dans les cérémonies publiques.

(2) I^stoilc dit Nantes ; c'est une erreur.

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