‹ La chronique de Nantes (570 environ-1049)Chapitre 109 sur 117 · Budic, comte de Nantes de 1004 environ à · texte numérisé non relu

Budic, comte de Nantes de 1004 environ à

136 CIIRONIGON [c. xlvi, an. lOOi-1010 circa]

alodiis reddens1 Cons- jouxte les pariètes de l'église

sur le terrare qu'avoit fait Allain Barbetorte à l'environ , une maison deffendable et une mote, laquelle, afin qu'il guerroyast Budicet le déboutast de son honneur, il arma de ses parens et aussi des Nantois qu'il peut attraire et avoir par dons et par promesses, tellement que pour crainte de luy Budic n'osoit jour ne nuict issir du chastel qui est appellé le Bouffay. Et avoit ledit Gaultier pour plus grever le comte Budic, une fois ou deux l'an, le duc Geffroy dessus nommé avecques son exercite, son coadjuteur, qui confondoit par rapine, par embrasement et par dégastement toutes les cho-

truxit enim ipse Walteriusd primum juxta parietes ecclesiae super terraculum, quod Alanus Barbatorta in circuitu propter metum Normannorum fecerat, domum in praesidio munitam, per quam Budicum comitem expugnaret et ab omni honore projiceret. Hanc autem sic de parentibus suis et de Namnetensibus, quos donis autpromissispotuit habere, armavit, ut die nocteque propter formidinem ejus Budicus de castello quod appellatur Boffredum exirènon auderet. Ad hune e sane fortius expugnandum f, Gosfridum 8 supramemoratum cum exercitu totius Britanniae semel aut bis in anno secum adjutorem habebat, qui quae in civitate

ses qui estoient trouvées hors et ens la cité ; par quoy en

XLYI. — d) ipse Walterius desunt C. — e) haec D. — f) expugnanda D. — g) Alanum C.

1. Les sources C et D offrent ici une même lacune de quelques mots. Il y avait sans aucun doute, à la fin du xve siècle, sur le manuscrit original de la Chronique de Nantes, une déchirure en cet endroit ou quelques mots effacés par l'usure du parchemin. Le Baud n'a pas non plus traduit ce passage. Le sens de cette phrase, demeurée incomplète, est d'ailleurs facile à interpréter. Budic, aussitôt après son élection, probablement d'après l avis de ses conseillers, chercha à se rapprocher de Foulques, comte d'Angers, et lui prêta hommage pour certaines de ses possessions. Telle fut la cause de l'hostilité qui se manifesta entre le nouveau comte de Nantes et le duc de Bretagne. L'extrême jeunesse de Budic (il avait à peine dix ans) explique le peu d'énergie qu'il montra d'abord pour se délivrer de l'étroite surveillance dont 1 était entouré par i'évêque Gautier et par le duc Geoffroi.

[c. XLVii, an. 1033 circa] NAMN

Namnetensi 11 intus et foris reperiebantur rapina, incendio cunctaque vastatione confundebat. Tempore illo fuit ecclesia despoliata, quoniam Walterius, sperans totampotestatem Namnetis iu manu sua retinere et praedictum comitem de castello suo abjicere, voluit in distribuendo omnia bona dictae eeclesiae nobiles Namnetensium sibi auxiliatores adjungere. Hi vero quorum principatu 1 haec mala evenerant, pacem post multum temporis inter se constituerunt et foedus dilectionis perpetuae feceruntlj.

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