‹ La chronique de Nantes (570 environ-1049)Chapitre 34 sur 117 · LX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LX INTRODUCTION

ments auxquels il était sans doute fait allusion dans les lettres aujourd'hui perdues du pontife nantais.

Sur les successeurs immédiats d'Actard et d'Hermengaire, le chroniqueur de Nantes ne sait guère que ce que lui ont appris les chartes de l'évêché et du chapitre. C'est un diplôme du roi Charles le Gros qui Ta instruit de la fuite de l'évêque Landran à Angers1 ; c'est également dans les archives de la cathédrale qu'il a trouvé l'acte de donation du village de Canisy (?) à Landran par le duc Alain le Grand2. L'épitaphe, gravée sur le tombeau de Landran dans l'église de Saint-Donatien, lui aura fait connaître le jour du décès de ce prélat et la durée de son épiscopat3. — Il nous a tracé un portrait flatteur de Foucher, qui administra le diocèse de Nantes de 897 à 910 environ. Cet évêque déploya la plus grande activité pour subvenir aux besoins de son église presque entièrement ruinée par les dévastations des Normands. Un grand nombre de chartes et de privilèges lui furent octroyés par les évêques, les comtes et les seigneurs des pays voisins4. Notre auteur a publié in-extenso l'un de ces privilèges émané du duc des Bretons 5. Foucher fut comme son prédécesseur enterré dans l'église de Saint-Donatien. Peut-être son épitaphe est-elle la source où a été puisée la mention relative à la reconstruction de la cathédrale et du castrum6. La phrase élogieuse, qui termine le chapitre xxvi, est conçue en termes analogues à ceux qu'on rencontre vers cette époque dans les notices nécrologiques7.

Les renseignements, qui ont trait aux épiscopats d'Adalart, d'Hesdren et de Gautier (915 à 980 environ), proviennent en majeure partie de notes annalistiques. Enfin, le passage où est

1. Landramnus episcopus , régis Karoli celsitudinem adiens — , qui in urbe Andegavina dédit ei refugium et de regalibus proprietatibus, quos ibi habebat, sibi et clericis suis jussit dari stipendia (p. 66 et 67).

Page 1