V. A D E F. — a) dèest D. — b) superbie D
pays d'Aleth. Cette forme Dialetenses, qui ne se rencontre jamais chez les écrivains plus anciens, a dû prendre naissance au xe ou xie siècle par suite d une identification tardive faite entre la civitas Diablintum de la Notiiia Galliarum et l'évêché d'Aleth. On sait que la civitas Diablintum, la 9e cité de la IIIe Lyonnaise, fut supprimée d'assez bonne heure, vers le milieu du ve siècle probablement. Les écrivains postérieurs, se piquant de quelque érudition, voulurent retrouver dans les circonscriptions civiles ou religieuses existant de leur temps la trace de l'ancien territoire galloromain indiqué par la Notitia Galliarum. Cette préoccupation se manifeste à partir du xe siècle dans les variantes ajoutées au texte de la Notitia
12 CHRC
menoium rêver su s est, qui adhuc de tantae caedis sanguine minime satiatus, pejus et gravius malum contra urbem Namneticam procuravit.
NamqueNormannosetDanos, quos superius diximus, fines Gallorum et Neustriensium maritimos navigando saepe depraedantes c, ut erat affabiliset protunc fuit inventor malorumd, alloquens induxit, ut, per mare Oceanum navigantes, Britanniam novam circu mirent, et per alveum Ligeris tutissime ad urbem Namneticam capiendam pervenirent. Mortui enim et interfecti erant omnes quorum defensione illa innitebatur e.
Addidit quoque eis, ut capiendi spolia, aurum et argentum valde cupidis, et proposuit quod templum in hac
CON [c. v, an. 843]
menoius, glorieuxdecetriomphe, et avecques très grand loenge de victoire. [Et de ceste bataille rapportée par l'acteur des Chronicques de l'église de Nantes...] Après laquelle bataille [selon ladite Chronicque de Nantes], le dessusdit Lambert ne fut pas encores content, mais procura la prise de la cité de Nantes et (E, p. 100), ainsi comme il estoit bien emparlé et inventeur de m aulx (F, fo H! y0), induisit celéement les Danois et Norwégiens, qui souventes fois pilloient les contrées maritimes des François et des Neustriens, afin que, nageans par la mer Occéane, ils environnassent la neufve Bretagne et parvinssent hastivement à prendre ladite cité : car tous ceux
V. — c) depraedatos D. — d) ut erat affabilis et pro tune fuit inventor malorum desunt D. — e) imminebatur A.
par plusieurs copistes, qui interpolèrent à la suite de la simple mention civitas Diablintum les mots id est Carifes, ou bien quae alio nomine Aliud vel Adalia vocatur. Cf. Mommsen, édition de la Notifia dans les Monumenta Germaniae, section in-4°, Auctores Antiquissimi, IX, 587. Il est assez naturel que I on ait songé à considérer le territoire de l'évêché d'Aletb comme répondant à celui de la cité disparue de Diablintum, et c'est, je crois, pour donner quelque force à cette hypothèse que l'auteur de la chronique de Nantes applique aux habitants d'Aleth ainsi qu'aux évêques de cette ville le titre de Dialetenses, dont la forme se rapproche sensiblement de Diablintum. Mais il ne faudrait pas prêter trop d'importance à cette opinion d'un écrivain du xie siècle pour déterminer l'emplacement réel de l'ancienne cité gallo-romaine.
[c. v, an. 843] NAM NE
eadem urbe auro et argento tegebatur l. Illi autem, auditis sermonibushujuscemodi,magno desiderii affectu commoti, ingentem navium copiam ex multis regionibus congregaverunt, et impleverunt eas de turbis crudelissimorum virorûm, et accipientes iter eu m magna classe navigii, sicut ipse Lambertus indicebatf, qui semper eis, quumper angulos Britanniae navigabant, p ri m us erat, usque insulam Bas2 pervenerunt. Et deinde urbem Namneticamceperunt et templuni in ilia mirabiliter factum destruxerunt, et virum sanctum Gunhardumg episcopum3, ante altare « Sursum corda » dicentem, decollaverunt et omnem populum ju> gnlaverunt, ut sequitur :
estoient morts par lesquels elle avoit esté garnie de deffense. Et, pourtant que lesditsNorwégïens estoient convoiteux de prendre et ravir despouïlles et richesses, il leur fist entendre que le temple d'icelle cité estoit tout couvert d'or et d'argent, dont ils furent moult esmeus, et par grand désir assemblèrent de plusieurs régions abondance de navires, lesquelles ils remplirent de tourbes de très cruelles gens. Et, prenans le chemin ainsi que celuy Lambert leur enseignoit, qui toujours estoit le premier comme ils nageoient par les anglets de Bretagne, parvindrent jusques à Bas, une isle du territoire de Nantes {E, p. 100 et 101).