VIII. — k) Durenium A, Dureium B
t. Le Blaison, affluent de la Maine, qui elle-même se jette dans la Sèvre- Nantaise. M. Dugast Matifeux croit que les gués dont il est ici question sont ceux de la Guérinière (Congrès archéologique de France, tenu à Fonte nay-le-C ointe, Paris, 1865, in-8, p. 63).
2. La mort de Bégon se place dans les derniers mois de l'année 843. — Cf. Guerres d'indépendance de la Bretagne sous Nominoé et Erispoé, livre cité. — On ne sait de Bégon que ce qu'en dit ici le chroniqueur de Nantes. Il est probable que Bégon n'eut jamais le titre ni les fonctions de duc d'Aquitaine. Le duché, qui lui fut confié par Charles le Chauve, venait d'être constitué en faveur de Renaud pour faire obstacle aux invasions des Bretons ; il s'étendait certainement sur les pays d Herbauge et de Nantes et peut-être sur ceux d'Angers et de Rennes. Renaud, prédécesseur de Bégon, portait déjà le titre de duc; c'est ainsi qu'il est désigné par le chroniqueur contemporain de Fontenelle et par l'auteur des annales de Saint-Bertin (clom Bouquet, VII, 41 et 62). Bernard et Hervé, successeurs de Bégon, sont appelés markiones, marquis, par un auteur du temps: ce qui contribue à prouver que le duché, auquel ils étaient préposés, était marche de Bretagne et par conséquent distinct du duché d'Aquitaine.
3. Durin est aujourd'hui Saint-Georges de Montaigu (Vendée, arr. La Roche-sur-Yon, canton Montaigu). Le village de Durenum est mentionné dans la vie de saint Martin de Vertou, qui y fonda un monastère. Au ixe siècle, ce monastère devint, comme Vertou, un prieuré dépendant de Saint-Jouin de Marnes. Cf. Mabillon, Acta SS. ord. S. Bened. saec. I, p. 374, note c. La situation bien déterminée de Durin, village de TifFauge, sur la rive droite du Blaison, prouve qu'au ixe siècle le Blaison servait de frontière commune aux deux pays d'Herbauge et de Tiffauge, comme plus tard aux deux diocèses de Nantes et de Poitiers. En effet, Gonfier, chargé par Lambert de la défense du pays d'Herbauge et poursuivant Bégon et son armée pour les chasser de la région, les rejoignit lorsque déjà ils s'apprêtaient à traverser les gués du Blaison. Cette expression indique que Bégon était sur le point de sortir d'Herbauge, et, de fait, ayant été tué en cette rencontre, il fut enterré, à quelques kilomètres plus loin, à Saint-Georges de Montaigu, village du pays de Tiffauge.
[c. ix, an. 843-844[ NÀMNETENSE
rius vero, veniens ad castrum Begonis1, cepit illud, ethabitavit ibi, donec Normanni, nec multo post tempore1, iterum per Ligerim remeantes ad urbes, ripis ejusm finitimas, devastandas, longa statione castrorum captum violenter concremaverunt 2.
dont il occist plusieurs en l'estrif, et les autres enchâssa, entre lesquels fuyants Bégo, duc des Acquitains, fut occis et ensevely à Durenum, une ville de ThifFaulges. Et lors vint Gunfroy au chastel Bégo, lequel ilprintet l'habita jusques à ce que les Norwégiens peu après retournèrent par Loire à gaster les citez voisines des rives d'iceluy fleuve, qui par long siège prindrent violentement ledit chastel (E, p. 101 et 102).
His itaque peractis, ille miser populus Namnetensis, a pastore orphanus et in desolationem omnino derelictus, misit tamen de clericis a tanta caede superstitibus, ad domnum Amalricum, honorabilem virum , ïuronicae
Et ces choses ainsi parfaictes, le meschant peuple de Nantes, orphelin de pasteur et du tout en tout délaissé en désolacion, envoiea des clercs qui de l'occision estoient demorez à Amauri, archiévesque du siège de