‹ La chronique de Nantes (570 environ-1049)Chapitre 62 sur 117 · XV. B E · texte numérisé non relu

XV. B E

suite d une attaque dirigée contre eux par Erispoé et Sidroc, chef d'une autre bande de Normands. Pour se venger du duc breton, les pirates pénétrèrent alors dans le cours de la Vilaine et allèrent piller le monastère de Redon, puis ils se dirigèrent vers la ville de Vannes, où, au mois de mars 857, Erispoé, accompagné des comtes Pascweten et Salomon, avait concentré ses forces. Pascweten et l évêque de Vannes, Gourantgen, furent faits prisonniers par les Danois ; mais Erispoé ne tarda pas à tirer vengeance de ses ennemis : il les attaqua en bataille rangée, les mit en déroute et les chassa de Nantes et des îles de la Loire (cf. Le Baud, Histoire de Bretagne, p. 115; Cartul. de Redon, p. 21 et 369; Chron. Britann. et Gesta SS. Boton.). La délivrance de la ville de Nantes eut lieu vers le mois de mai 857: la charte d Erispoé est d ailleurs peu postérieure à cette date, car Erispoé mourut lui-même au mois de novembre 857. Cf. A. de la Borderie, Examen... du Cartul. de Redon, Bibl. de VÉc. des Ch., XXV, 1863-64, p. 394.

[c. xv, an. 856-866]

NAMNETENSE

dignitate honoris pristina nec in lande pulchritudinis prius habita, sed satis in inferiori, de facultatibns snis restituit, condolens semper snam parochiam sibi, sicut superins refertur, ablatam, nunqnam eam reclam are cessavit. Nam et post non a multo tempore, Amalrico, Turonensi archipraesuledefuncto1, successit in loco ejus domnns Herardus, vir venerabilis, et verbo et doctrina satis laudabilis : oui ipse ao cedens qaerimoniam fecit quomodo Britanni suam parochiam invaserant, et etiam ar c hi e p i s c o p at il m T u r o n e nsem resciderant. Quo audito, iste vir venerabilis, deplangens graviter Turonicae sedis abscisionem et Namneticae ecclesiae ablationem, promisit in future, si Deus illi vitae statum permitteret, haec omnia reqnirere. Postea autem, in tertio ordinationis suae anno, Salomon, nepos

toutes autres choses, plus griefvement et plus tristement condolent sa parroesse, et le siège de la salle Quiriacque qui luy avoit esté fortraite violentement par Gislard, en fist plusieurs fois clamo aux évesques romains et à tous les autres évesques de Gaule : mais, pour l'excommunication d'eux, ne pour l'obédience de saincte église, il n'en peut avoir droit ne la recouvrer. Et cependant mourut Amaury, archevesque de Tours, et succéda en son lieu Hérard, auquel Actardus semblablement fist grand complainte des choses dessusdites, spécialement de ce que les Bretons avoient occupé sa parroesse, et rescindé l'archevesque de Tours, et Hérard luy promist la requérir. Puis après, [ledit acteur de la Chronicqne de Nantes dit qu']au tiers an de l'ordination dudit Hérard, archevesque de Tours, Salo-

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