‹ La chronique de Nantes (570 environ-1049)Chapitre 75 sur 117 · XXI. — b) Andegava B. — c) deest A · texte numérisé non relu

XXI. — b) Andegava B. — c) deest A

1. Rainon, élu évêque d'Angers en 880, vivait encore en 905. Cf. abbé Ducbesne. Catal. épisc. de la prov. de Tours, p. 59-61.

2. Alain, comte de Vannes, après la mort de son frère Pascwiten en 877, partagea à cette époque le gouvernement de la Bretagne tout entière avec Judicaël, comte de Rennes. Mais il y eut dans la suite une longue lutte entre eux au sujet de ce partage. A dater de l'année 886, Alain combattit courageusement les Normands, qui, profitant des dissensions survenues entre les princes bretons, avaient envahi le pays de Vannes jusqu'à la rivière du Blavet. En 888, Alain et Judicaël, ayant enfin uni toutes leurs forces, parvinrent dans une bataille décisive à chasser de Bretagne la plus grande partie de leurs adversaires. Cette bataille eut lieu à Questembert près de Vannes. Judicaël périt clans le combat et Alain devint alors seul duc de toute la Bretagne. M. de la Borderie a prouvé que ces trois événements, bataille de Questembert, mort de Judicaël et élection d'Alain comme duc de Bretagne, ont eu lieu entre le 1er août et le 8 novembre 888 (Mém. cité, Bibl. de l'Ec. des Chartes, XXV, p. 405-410).

3. Les Normands ne furent définitivement chassés de Bretagne qu'en 890, à la suite de deux nouvelles victoires remportées sur eux, l'une par Bérenger, fils de Judicaël, comte de Rennes, près de la rivière du Couësnon, l'autre par le duc Alain, non loin delà Loire, dans le pays de Nantes (cf. A. de la Borderie. Mém . cité, et Annales de Saini-Vaast, à l'année 890).

rimoniam illi fecit quomodo Normanni resecclesiae suaed devastaverant, et prece humili deprecatus est illum ut de rébus suae ecclesiae, a praedecessoribus suis per ignorantiamdetentise, aliquid restitutionis sibi faceret. Qui satis benignissimus et misericors reddidit illi villam Canabiacum, in pago Constantino constitutam *, sicut in carta, hic inferius scripta, narrât ur.

CI1R0NICÔN [c. xxii, an. 889]

tagne, au temps duquel les

Norwégiens n'osèrent entrer en Loire [E, p. 124 et 125).

L'an deNostre Seigneur ouyt cens IIIIXX et IX se transporta Landramnus, évesque de Nantes, à la court dudit Alain le Grant et lui fist complainte comme les Normans avoient dégastées les choses de son église et par humble prière lui supplia qu'il lui feist aucune restitution des choses d'icelle église, qui par ses prédécesseurs luy avoient esté ostées (F, f° 127 r°).

Firmiter credimus et nulla te nu s dubitamus adimmortalitatis praemium pertinere in munere quodcumque in hac vita laboriosa geritur pro Dei sanctorumque omnium veneratione, dicente Scriptura :

Lequel Allain très débonnaire et miséricors lui rendit la ville de Canabiac, située ou pays de Constantin, pour l'absolution de sa conscience et de Droguen, sa femme, et aussi pour le pardon et indul-

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