‹ La Chronique du palais de JusticeChapitre 1 sur 27 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

présente plus» au moment donné, qu'un unique, vaste et généreux rayon. Nous ne dénierons pas assurément une vérité de cette évidence, mais ne peut-on dire que si les..évèques ont, habiles joailliers, politiquement ciselé chaque fleuron de cette noble couronne de France, les avocats Tout précieusement enrichie en la plaçant sous la double protection de l'éloquence et des lettres, et en préparant, par la grave solennité des débats judiciaires, Tère providentielle et consolidatrice des institutions constitutionnelles ?

Chez les Romains, Jl fallait être homme libre et de distinction pour prétendre à la qualité d'avocat. En France, et dans tous les temps, il a suffi d'être homme de talent et de probité. Avant la révolution de 89, la profession d'avocat dans les provinces du Lyonnais et du Dauphîné anoblissait ceux qui l'exerçaient; bien plus, au Parlement de Paris, un avocat, après avoir ^ercé cinq, années , pouvait prendre la qualité de noble.

L'autorité roy^e semblait confondre autrefois dans le même amour et les mtoies honneurs la magistrature et l'ordre des avocats. Ainsi, d'anciennes chartes, que noiis avons

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