‹ La Chronique du palais de JusticeChapitre 2 sur 27 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

suites avant la prononciation des arrêts : c'est de là que les vieilles ordonnances leur donnent le titre de conseillers : adcocati consiliarii. Trop retenus dans la suite par les occupations du cabinet, ils négligèrent d'assister aux audiences où on n'a cessé toutefois qu'en 1786 de réserver la place qu'ils auraient dû occuper. L'invitation même , de venir prendre siège sur les fleurs de Us , leur fut particulièrement réitérée en 1707 par le premier président Portail.

Ck)mme on le voit, la profession d'avocat n'a pas été considérée moins de nos temps qu'aux beaux jours de Rome. Toujours, nous l'avons dit, le pouvoir royal voulut confondre dans un même amour ceux qui rendaient la justice et ceux qui l'éclairaient ; toujours aussi , magistrats et avocats se secondèrent et se secoururent pour travailler efficacement à la splendeur et à la sécurité de la patrie.

Environnés de tant d'honneurs et d'immunités, de tant d'estime et de confiance, les pères de l'ordre des avocats ne se montrèrent ingrats envers leurs concitoyens ni envers le trône. Hs mirent en quelque sorte la pratique des plus pures vertus de l'humanité au rang de leurs ebligations et de leurs devoirs, et la discré-

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