Œ La porte de Haiserries d [Suppl. fr
2 . Le Journal dHun Bourgeois de Paris place cet événement au il septembre, œ Le onziesme jour de septembre, environ trois heures après mynuit , à ung mardy, et quant ils partirent des tantes après le cry qui avoit esté tel que nul homme sur peine de la hart ne mist feu en son logis : mais les Gascons qui estoient en l'aide de la Bande (l'auteur entend les partisans du duc d'Orléans) firent le contraire , car ils mirent le feu partout où ils purent , en despit de ce qu'on s'en aloit ainsi, et fut le feu si grand qui courut au pavillon du Roi par darrière , et eust esté le Roy ars qui ne l'eiist mis hoi's par devers le meilleur ; et dirent ceux qui se salvèrent que ou feu demeura plus de cinq cent hommes qui furent ars , qui estoit malades dedens les tentes >» ( Journal d'un Bourgeois de Paris ^ p. 24).
estoient dans l'ost, et avecques ce, plusieurs marchans et autres furent par iceulz destroussez, non obstant la paix devant dicte. Et par espécial les Bourguignons de Bourgongne se mirent hors de la ville en graut nombre, et destroussèrent pour ce jour plusieurs gens du Roy.
Ainsi et par ceste manière Charles , roy de France, lui départi de devant Arras , par Bapaumes s'en ala à Péronne et de là à Noion , puis à Compiengne et puis à Senlis, où il séjourna, lui et ses princes, tout le mois de septembre durant. Toutefoiz icelle paix et icellui traictié fait devant Arras par le moien dudit duc de Brabant, de la contesse de Haynnau, des trois estatz et des députez de par le duc de Bourgongne, fut parconclud par la faveur et voulenté de Loys, duc d'Acquitaine, premier filz du Roy, lequel, comme dit est, avoit espousé la fille dudit duc de Bourgongne ^ Et combien que paravant avoient esté soustenues aucunes mutacions à Paris, du temps que le duc de Bar fut prins et aucuns serviteurs dudit duc d'Acquitaine oultre sa voulenté*, pareillement aussi lui avoient fait ceulx de la partie d'Orléans, c'estassavoir lui avoient osté ses serviteurs et fait plusieurs choses oultre sa voulenté et plaisir, pour quoy il estoit très désirant que toutes teUes besongnes feussent mises jus, afin que le Roy son père et lui feussent servis et obéys en bonne union des princes et seigneiurs de leur sang et lignage. Et non obstant que par plusieurs foiz lui feussent dictes et remonstrées aucunes conclusions qui avoient