Voy. t. II, p
Pot et le seigneur d'Autre (d'Ancre) chevalier, l'évesque de Tournay et ung advocat d'emprès Dijon, afin que lesdiz bannis par l'auctorité du Roy feussent révoquez, et que des cinq cens personnes de visées à estre bannis selon le contenu et accord de la paix faicte , nul ne feust banny , mais toutes choses leur feussent pardonnées et abolies , et avecques ce , que sa femme feust et demourast avecques lui à Paris, laquelle il faisoit demourer à Saint Germain enLaye*, et déboutas! de sa compaignie une sienne amye qu'il tenoit en lieu de sadicte femme ^, et après ces choses ainsi faictes, il jureroit ladicte paix et la tenroit sans la violer, autrement non. Pour lesquelles choses ainsi exposées ledit duc d'Acquitaine fut tellement esmeu, que lesdiz ambaxadeurs ne porent alors avoir plaisant response. Et ung autre jour retournèrent devers ledit duc d'Acquitaine , espérans avoir plus gracieuse response. Mais non aians et impétrans ce qui leur estoit devisé et qu'ilz avoient requis de par le duc de Bourgongne leur seigneur, dirent au duc d'Acquitaine : « Très redoubté prince et très noble seigneur, avec révérence , sachez que se vous n'accordez ce que nostre seigneur vous requiert, il ne jurera pas la paix et ne tiendra pas icelle , et se vous estes traveillé des Anglois vos ennemis, il, ne ses vassaulx et subjectz, ne se armeront point pour vous, et ne vous servira ne défendra. » Laquelle chose oyant, ledit duc d'Acquitaine de plus en plus esmeu en ire, néantmoins refre-