Alinquetun. » (Ibid
fist armer [et] * devers la ville et le chastel de Guines les ordonna et disposa aler. Et quant ilz commencèrent à approucher la ville , eulx estans tous de pië , le conneslable avoit par ung autre costé envoyé messire Jehan de Renti, à tout quarante bacinetz, lequel sçavoit bien les adresses de ladicte ville, afin de monstrer aux devantdiz comment ilz assauldroient icelle. Laquelle estoit adonc close de bons palis et de bons fossez, et si estoit garnie de Holandois et autres souldoiers, qui y demouroient. Et le connestable, à tout six cens bacinetz, passa oultre la ville pour garder ung passage estans entre Calais et Guynes, afin que les Anglois dudit Calais oyans faire l'assault ne venissent grant armée pour aider aux Guinois , et aussi que les Guinois ne peussent passer ne aler à Calais. Et ainsi, ou milieu des deux batailles se mist le connestable, à tous ses gens, et là fut, tant et si longuement que l'assault dura. Lesquelz piétons dessusdiz et ceulz qui les conduisoient vindrent tous ensemble au point du jour, de cy à la ville, bien affaictez d'assaillir. Et tant firent que par grans et cruelz assaulz boutèrent le feu en la ville, lequel tant qu'il trouva de quoy ne cessa d'ardoir maisons, et en ardi plus de soixante. Les habitans d'icelle se défendirent fort et vertueusement contre leurs ennemis. Et les Anglois estans ou chastel de Guynes, gectoient pierres et traioient d'arbalestres onnyement ^ sans point cesser , et moult grevèrent les assaillans Finablement, ceulx de ladicte fortresse de Guines ouvrirent une des portes et leur bassecourt, par laquelle ceulx de la ville entrèrent ens et furent