Cest-à-dire des survivants
ville y résistassent, voulans demourer soubz la seigneurie du Roy, si en fut la possession prinse pour ledit duc de Touraine par les seigneurs d'Andregines et de Mouchas , familiers d'icellui duc Guillaume. Et portèrent les lectres audit lieu d'Abbeville, lesquelles ilz firent publier.
Esquelz jours, c'estassavoir environ la my-quaresme, aucuns bourgois et commun de la ville de Soissons s'esmurent soudainement et vindrent au cliastel de leur cité. Si rompirent le mur dudit cliastel qui joignoit aux murs de la ville tant d'un costé comme d'autre. Et tout ce firent afin que par tout le circuite de leur cité peussent aler sur la muraille sans danger. Et avecques ce démolirent le pont devant icellui chastel sur la rivière, afin que nulz ne peussent estre mis ens, par navire ne autrement, ce que paravant se povoit faire sans leur congié. Lequel chastel appartenoit au duc d'Orléans, qui en fut très desplaisant. Mais pour le temps il n'y povoit remédier, nonobstant qu'il en feist faire plusieurs complaintes envers le Roy et son conseil , pour en avoir réparacion \
Etadonc, à l'instance du duc d'Acquitaine, fu rendu à sa femme et à ses amis le chef et corps de messire Mansart du Bois, lequel avoit esté décapité à Paris, comme dit est devant % et à neuf heures de nuit fut son chef osté des haies, et son corps de Montfàulcon, et mis ensemble en ung sarcus, et fut porté en la ville de Rousseval ou diocèse d'Amiens , et là fut enterré honnorablement emprès son père et ses précédesseurs.
1 . Notamment en Parlement, le 20 mars 1412 (V. S.). Voy. nos Pièces justificatives.