‹ La chroniqueChapitre 192 sur 196 · Voy. aux additions · texte numérisé non relu

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manières de leclres dessusdictes furent envoiees à Amiens par le chancelier et furent baillées au bailly d'Amiens, et ledit bailly les envoya, selon ce qu'on lui mandoit, aux gardes des prévostez et bailliages, afin que une chascune garde desdictes prévostez et bailliages les baillast à ceulx qui demouroient en leurs prévostez et bailliages, et que lesdictes gardes receussent lectres s'ilz povoient et que icelles envolassent à Paris, et aussi que iceulx escrip vissent comment ilz les avoient baillées. Et s'ilz ne povoient avoir lectres de réception , que aussi les rescrip vissent à Paris, afin qu'où sceut que icelles lectres feussent receues par ceulx à qui le Roy les enyoioit, et qu'ilz ne peussent ignorer qu'ilz ne les eussent receues.

Item^ en ce temps l'évesque de Paris*, à la requeste de l'Université , envoya le duc de Bourgongne pour sçavoir s'il vouloit advouer maistre Jehan Petit des articles que autrefoiz avoit proposez à sa requeste contre le duc d'Orléans défunct. Lequel de Bourgongne respondi aux messages que ledit maistre Jehan ne vouloit porter ne advouer, si non en son bon droit. Après laquelle response iceulx retournez à Paris devers ledit évesque et l'inquisiteur de la foy, fut ordonné que les articles dessusdiz seroient condempnez à estre ars publiquement, présent le clergié et tous autres qui veoir le vouldroient, et ainsi fut fait. Et adonc fut renommé que on yroit quérir les os dudit maistre Jehan Petit, qui estoit trespassé et enterré eu la ville de Hesdin. Mais en fin riens n'en fut fait. Et

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