‹ La chroniqueChapitre 191 sur 196 · Voy. aux additions · texte numérisé non relu

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460 CHRONIQUE [Hi3]

Item, depuis fut repvoyé ung autre mandement presque semblable au dessusdit , en mandant destroitement que nul, de quelque estât qu'il soit, ne voise servir ledit duc de Bourgongne, et que tous ceulx qui y sont alez, tantost et sans délay retournent en leurs maisons, sur peine de confiscacion de corps et de biens. Lesquelles lectres et mandemens furent publiées à Amiens, du bailly et par le prévost d'icelle ville '.

En après furent envoiées lectres patentes de par le Roy aux nobles d'Artois, et d'autre part au bailliage d'Amiens et de Tournay et aussi en Vermandois, qui paravant estoient alez devers le duc de Bourgongne devant Paris, et en expédicion l'avoient acompaigné. Et à autres qui n'avoient point esté avecques, furent envoiées lectres scellées du petit rond seel. Les premières défendoient de par le Roy sur les peines dessusdictes, que doresenavant les dessusdiz nobles ne se tenissent ne accompagnassent avec ledit duc de Bourgongne, et que à lui ne aux siens ne promeissent, ne donnassent conseil ne aide, mais se préparassent en armes et chevaulx pour servir le Roy contre ledit de Bourgongne et contre ses aidans. Les secondes lectres faisoient mencion que les dessusdiz nobles se préparassent en armes et en chevaulx, à la plus grant puissance qu'ilz pourroient, et que tost venissent à Paris audit Roy, ou en quelque lieu qu'il seroit, et par l'aide d'iceulx, de tout en tout, avoit entencion de impugner et humilier ledit duc de Bourgongne, ses favorables et compaignons. Et en après , les deux

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