‹ La chroniqueChapitre 72 sur 196 · Malines · texte numérisé non relu

Malines

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à la finale exécucion détestable à laquelle il a contendii à Tencontre de nostre trèsredoubté et souverain seigneur et le sien, et aussi contre sadicte généracion, si faulcement et si notoirement que nul preudomme ne le devoit laisser vivre , et mesmement , INous , qui sommes cousins germains de mondit seigneur, doyen des pers et deux foiz per, et plus astraint à lui et à sadicte généracion que autres quelconques de leurs parens et subgects, ne devons ungs si faulx et desléal, cruel et félon traistre laisser sur terre plus longuement, que ce ne feust à nostre très grant cliarge , avons , pour nous acquiter loyaument et faire nostre devoir envers nostre très grant, redoubté et souverain seigneur, et sadicte généracion , fait mourir, ainsi que devoit, le faulx et desloial traistre. Et ainsi avons fait plaisir à Dieu , service loyal à nostre trèsredoubté et souverain seigneur, et exécuté raison. Et pour ce que, toy et tes diz frères voulez ensuivir et ensuivez la faulse trace et desloiale félonnie de vostredit feu père , cuidans venir aux dampnables et desloiaulx fais à quoy il contendoît, avons très grande léesse au cuer desdictes défiances. Mais du surplus contenu en icelles, toy et tesdiz frères , avez menti et mentez faulsement , mauvaisement et desloiaument, comme faulx , mauvais et desloiaulx traistres que vous estes. Et donc , à Faide de Dieu, qui scet et congnoist la très entière et parfaicte loyaulté, amour et vraie entencion que tousjours avons, et aurons tant que nous vivrons, à nostredit seigneur le Roy et sadicte généracion , au bien de son peuple et de tout son royaume, vous ferons venir à la fin et punicion telle que lelz faulx , mauvais et desloiaulx traistres, rebelles, désoljéissans et félons comme

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[1411] D'ENGUERRAN DE MOKSTRELET. 1S3

toy et tes diz frères estes, doivent venir par raison. En tesmoing de ce, nous avons fait sceller ces présentes lectres de nostre sëel. Donné en nostre ville de Doiiay, le xiii*' jour d'aoust l'an mil quatre cens et unze^ »

Lesquelles lectres ledit duc de Bourgongne envoya, comme dit est dessus, par ung officier d'armes, devers ledit duc d'Orléans et ses frères. Lequel duc fut trouvé à Blois , et eut grand desdaing et desplaisir de la response que lui faisoit ledit duc de Bourgongne. Néantmoins il fîst faire assez bonne chère ^, et après que sur icelles il eut eu délibéracion de conseil , il s'esforça en toutes les manières qu'il peut, d'assembler gens d'armes pour mener guerre audit duc de Bourgongne.

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