‹ La chronologie sacrée, basée sur les découvertes de ChampollionChapitre 20 sur 26 · ROYAUME D ISRAËL · texte numérisé non relu

ROYAUME D ISRAËL

Acha:

Ezëchias

jii

Pékach fi8Achaz

Juda.

Anarchie

Hosée

sur

XTI, «.

sur

s i?OÛ XVIItt f.

2Ezéchias 3 Juda.

21. Mais le synchiromsme, qui est consigné au même passage du livre des Rois , est évidemment faux.

■ Des Vignoles (t. i, p. 221) et Winer {Bibl. Bealw. Iter fid. A. Israël) admettent également ici un interrègne, mais ils le font trop court de deux ans.

^ On lit, 2 jRo(5 XVIII , 9, 10, que Salmanasar assiégea Samarie en la 4* année du roi Ézéchias : il ne la prit qu'au bout de 3 ans , et néanmoins il l'aurait déjà fait suivant le verset 10 en la 6* année d^Ezichias; évidemment il y a ici une faute ; il fiallaitdire, comme Thistorien Joseph, en la 7* année d*Ètécltias {Ant, Jitd. 1. ix, c. 14, S 1), Et cela est d'autant plus certain que si , 2 Rois xviii, 1, la l'^* année d'ÉEéchias a cor< respondu è la S** de Hosée , c'«st la 7* d'Éxéchias qoi a dû coïncider avec la 9* de Hosée.

CHAP. Vil, 83

Si les calculs que nous venons de faire sont exacts ^ et si les synchronismes qui y ont servi de base sont bien conformes à la vérité^ la destruction du royaume d'Israël ^ , ayant eu lieu 260 ans après l'envahissement de Jérusalem par Sisac^ doit avoir coïncidé avec l'an du monde 4489 (704 av. J.-C).

On le voit donc^ les difficultés s'aplanissent^ les incertitudes se lèvent , sans qu'il soit besoin pour cela de recourir à des moyens extraordinaires. Mais ces réflexions trouve|*ont mieux leur place plus tard ; continuons diligemment notre route vers le but que nous nous proposons d'atteindre. Alors il nous sera plus utile de regarder tout l'espacé que nous aurons parcouru.

' M. le pasteur Goqaerel , dans l'Histoire sainte qu'il a publiée il y a un an (Paris, 1859, p. 129 ) , a ingénieusement distingué plusieurs périodes dans l'histoire du royaume d'Israël. Mais sa division en idolâtrie nationale et idolâtrie étrangère ne nous a point paru fondée sur les faits. Tout ancien qu'était le culte des veaux d'or , il n'était point national chez les Israélites : aucune idolâtrie ne pouvait germer sur le sol du pur mosaïsme. L'adoration des faux dieux et de leurs images n'y était qu^une plante exotique. En reconnaissant donc que de tout temps l'idolâtrie n'a été qu'une importation étrangère dans le royaume d'Israël , il fallait cherchera quelle origine on pouvait la rattacher; et nous en avons déduit pour nos tableaux une division qui nous a paru plus exacte. Dans le culte des vea^xd'or, idolâtrie égyptienne; dans celui de Bahal et de ses images, idolâtrie phénicienne; enGn depuis Jébu, retour à l'idolâtrie égyptienne , telles sont les trois périodes que nous a naturellement présentées l'histoire du royaume des dix tribus.

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