Mémoirt^s, t. HT, p. 188 et suivantes
rédaction) et de former des partis pour s'opposer à celles qui attentaient à leurs biens ou à leurs privilèges. » Ainsi le coupable serait Galonné, toujours Galonné.
D'où vient alors que Lafayette écrit le 7 février à Washington * : « Je vous ai déjà parlé de l'assemblée des Notables, les méchants disent not ables % qui serait réunie si trois ministres , le comte de Vergennes , M . de Galonné et le garde des sceaux, n'étaient pas tombés malades fort mai à propos. J'ai la vive espérance que cette assemblée aura de bons résultas. Je me flatte que nous obtiendrons une sorte de chambre des représentants dans chaque province, non, il est vrai, pour fixer, mais au moins pour répartir les taxes, et que plusieurs droits qui gênaient le commerce intérieur du royaume seront abolis. »
De son côté, Mirabeau, déjà fort mécontent de Galonné, dont il n'avait pas reçu la récompense qu'il espérait, ne l'accuse pourtant d'aucune négligence coupable. Le V février 1787, il adresse à un de ses amis d'Allemagne, le major de Mauvillon % une lettre dont nous avons déjà extrait quelques mots, et qui mérite d'être citée plus au long : « Dans ce moment même où je prends la plume pour vous donner signe de vie, on attelle pour me mener à Versailles, où M. de Vergennes est dans l'état le plus alarmant, et M. de Galonné assez malade... Le conseil, que vous appelez sublime, mon ami, vient de moi : j'en ai donné l'idée, le plan, le mensonge, etc.; mais le courage et la dextérité, qu'a exigés l'exécution sont au ministre, et, quand je vois avec quelle légèreté ou quelle méfiance on accueille ce bienfait, je suis tenté de maudire la légèreté de ma nation.... Le sentiment, l'intention d'une telle opération