‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 2)Chapitre 124 sur 350 · Archives parlementaires^ t. I, p · texte numérisé non relu

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frapper qu'une partie d'entre eux ; ils se sentaient tous menacés dans un avenir prochain, et ils s'unissaient pour se défendre.

Leurs délibérations sur les trois derniers mémoires sont inspirées par le même esprit. Ils reçurent avec froideur celui qui concernait la taille. Les dégrèvements, promis au tiers état, ne touchaient guère les privilégiés et même leur causaient quelques craintes. Aussi demandèrent-ils qu'avant de prendre un parti définitif le gouvernement attendit les observations des assemblées provinciales. Tous les bureaux approuvèrent la liberté du commerce des grains, parce qu'ils n'en redoutaient pas les conséquences, et l'abolition de la corvée en nature, parce que Galonné l'avait remplacée par une taxe pécuniaire qui ne grevait que les taillables. Cependant la majorité d'un bureau, et quelques voix dans les autres, reprenant le système si longtemps décrié de Turgot, exprimèrent le juste vœu que tous les propriétaires, sans exception, contribuassent désormais aux dépenses des routes et des chemins.

Ainsi d'un bout à l'autre, aussi bien dans le détail de quelques velléités généreuses que dans l'ensemble de résultats égoïstes, les premières délibérations des Notables ne sont qu'une longue critique et parfois une satire amère des projets ministériels.

Galonné ne perdit pas contenance. Le 12 mai 1787, il se présenta devant les Notables réunis en Assemblée générale et leur communiqua les mémoires qui formaient la seconde division du travail soumis à leur examen..

A cette occasion, il prononça un discours, où l'on devait s'attendre à trouver quelques traces de son mé-

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