‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 2)Chapitre 24 sur 350 · XXX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXX INTRODUCTION

que le gouvernement de la République prît l'initiative de l'entreprise et subvînt aux dépenses d'exécution. A lui, plus qu'à tout autre, incombe l'obligation d'éclairer les esprits sur l'origine et la marche de cette Révolution, dont il se prétend le digne continuateur. Certes, les encouragements prodigués à l'enseignement primaire sont une belle et bonne chose, à une condition pourtant, c'est qu'ils n'absorbent ni l'activité, ni les ressources de la France. Le temps est venu de pourvoir à l'instruction des classes élevées , de les détourner de l'étude exclusive d'un passé lointain, de les ramener à celle de la France contemporaine, et de leur fournir les moyens d'en examiner de près les débuts. Rien n'est plus facile que de s'engager avec efficacité dans cette voie féconde. On sait qu'une commission permanente de l'Académie des inscriptions et belleslettres continue lentement, trop lentement, il faut l'avouer, le Recueil de Dom Bouquet. Qu'un ministre de l'instruction publique veuille bien se donner la peine d'en choisir une autre, composée d'éléments un peu plus jeunes, plus actifs, et qu'il la charge de commencer un autre recueil, relatif à la période révolutionnaire, s'ouvrant avec l'assemblée des Notables, se continuant jusqu'à la fin du xviif siècle. Lorsque les ingénieurs ont à percer un long tunnel, ils l'entament aux deux extrémités opposées. Appliquez leur méthode à la réunion de nos sources historiques. Que les recherches sur l'époque moderne marchent parallèlement à celles sur le moyen âge et la renaissance.

Si la tâche ainsi comprise paraît trop vaste et trop

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