‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 2)Chapitre 243 sur 350 · Histoire du gouvernement français, p · texte numérisé non relu

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l'édit sur les protestants 393

de refuser la jouissance des droits naturels et civils à des chrétiens différant de lui sur quelques points de leurs croyances ^ » Tous les moyens furent mis en usage alîn d'entraver la solution. On connaissait la bienveillance ou plutôt la faiblesse dont Maleslierbes avait donné tant de preuves au parlement. On eut recours à lui. On s'efforça d'obtenir, et l'on obtint en effet qu'il fît prévaloir, dans le sein du conseil, des changements de rédaction de nature à diminuer la portée de son œuvre ^. Mutilée par cette espèce de censure, la clause qui laissait aux non-catholiques l'accès de quelques fonctions devint à peu près inintelligible. Puis on essaya d'effrayer Brienne. On le menaça de mettre pour conditions de l'enregistrement que les biens confisqués sur les religionnaires seraient aussitôt restitués à leurs héritiers, ce qui menaçait le trésor d'embarras inrprévus ^

Le 18 janvier 1788, deux mois après la séance royale, le parlement en était encore à présenter au roi des remontrances * qui ne signalaient dans l'édit de novembre que des inconvénients et des dangers. Mais la réponse de Louis XVI annonçait de sa part la ferme intention d'en finir avec ces chicanes. 11 ne recula même pas devant la question des biens confisqués. « Je pourvoirai, dit-il, à ce qui regarde la restitution des biens des religionnaires, sans répandre le trouble dans les possessions qui ont la faveur de l'ancienneté et de la bonne

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