‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 2)Chapitre 307 sur 350 · Archives parlementaires, t. I, p · texte numérisé non relu

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dit-il ', VOUS avez entendu hier mes volontés, et je vous ai rassemblés de nouveau pour vous dire que je persisterai toujours dans l'exécution d'un plan qui a pour butTordre général de mon royaume et le bonheur de mes sujets. Je compte sur votre zèle et votre fidélité à mon service. Lorsque j'aurai déterminé les personnes qui composeront avec vous ma cour plénière,je vous réunirai, même avant le temps ordinaire de vos séances, si le bien de mon service et la nécessité des circonstances l'exigent. » Un silence glacial accueillit cette courte allocution, et la séance fut levée.

Jamais il n'y eut d'autre réunion. La cour plénière n'était pas née viable. Malgré ce qu'il venait de dire, le roi ne se donna même pas la peine d'en compléter les membres. Cependant quelques auteurs prétendent que les ministres avaient l'intention de tenter une troisième séance royale. Ce n*était là qu'un prétexte pour garder plus longtemps loin de leurs jeunes collègues les magistrats de la grand'chambre. « On y renonça ^ d'après la rumeur vraie ou fausse que les pairs devaient tous, à l'exception de dix, protester à la face du roi contre tout ce qui s'était fait aulit de justice. Brienne, qui avait annoncé tant de fermeté et de persistance, se trouva tout à coup ne sachant que faire. Le ridicule vint s'emparer d'une opération qui aurait dû être si imposante. Les magistrats, retenus à Versailles par l'ordre du roi... erraient dans les rues de la ville ou dans les appartements du château... Il fallut les renvoyer dans leurs terres, pour se donner le temps d'imaginer la conduite à tenir. On bafoua, on chansonna de toutes parts cette malheureuse cour plénière, morte avant d'être née. Quand oiî prendrait sur soi de trancher aujourd'hui ce qui est un grand problème, quand on oserait prononcer que ces projets

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