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degrés de noblesse. » En vertu de cette interdiction, les titulaires ou propriétaires de charges n'avaient plus la faculté de les vendre ou de les transmettre qu'à des nobles, archi-nobles. Si quelqu'un d'entre eux refusait de se conformer à la règle posée par la compagnie, de son côté celle-ci refusait de permettre à l'acquéreur de prendre possession. On venait d'assister à un exemple frappant des conflits que pouvait amener ce nouvel état de choses. Pendant deux ans, le parlement de Bordeaux avait refusé d'installer le fameux président Dupaty, le futur auteur du Mémoire sur les roués, sous prétexte qu'il n'était pas né gentilhomme, et bien qu'il fût depuis longtemps conseiller. Jamais l'esprit de caste n'avait poussé aussi loin l'absurdité de ses exclusions.
Quant aux dignités de l'Eglise, il y avait longtemps que les prélatures étaient réservées à la noblesse. « Dans tous les siècles, dit la note insérée aux Mémoires d'Augeard, la porte des évêchés n'avait cessé d'être ouverte à toutes les classes de l'état ecclésiastique.... Pourquoi, dans les règnes de Louis XV et de Louis XVI, n'en trouve-t-on qu'un seul exemple, qui est dans la personne de l'évêque de Senez ^? Les évêques et les ministres de la feuille n'avaient pas honte de dire que les évêchés n'étaient faits que pour les gens de qualité. » Mais, du moins, l'accès des bénéfices proprement dits, et surtout des bénéfices secondaires, n'était pas aussi sévèrement interdit aux roturiers. Beaucoup parvenaient à s'y faire une petite place, à force de sollicitations et parfois d'humiliations. On leur enleva cette maigre ressource, toujours en vertu du même système de réaction générale, toujours à la même époque, celle qui suivit la chute de Turgot et de Necker. C'est après avoir raconté les fâcheuses conséquences produites par le