‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 2)Chapitre 52 sur 350 · Archives parlementaires, t. IV, p. 139 et suiv · texte numérisé non relu

Archives parlementaires, t. IV, p. 139 et suiv

péages royaux, dont le titre était annulé par rétablissement d'une autre manière de payer les chemins, que des princes apanagistes, et des seigneurs engagistes ou échangistes aient cru pouvoir, à raison des droits que le roi leur avait transmis, faire ce que l'administration des domaines du roi se permettait dans les siens? Monseigneur le duc d'Orléans les a ainsi remis en vigueur, il y a deux ans, dans le bailliage de Nemours, à Ghàteau-Landon, Pont-à-Gasson, Fontenay, Dordives, Ferrières, Souppes et Puiseaux. »

Tels sont les principaux aspects sous lesquels la réaction se présente à quiconque prend la peine d'en recueillir les traces. L'histoire ne doit en négliger aucune. Il faut qu'ici la lumière soit faite et complètement faite. Car il ne s'agit pas seulement de fixer les origines de la crise, dans laquelle sombra l'ancien régime; il s'agit de répartir, entre tous ceux qui le méritent, la responsabilité de la catastrophe. C'est dans cette double pensée, que Barnave, revenu de ses entraînements révolutionnaires, Barnave désabusé, écrivant en prison des notes pleines d'aveux sincères et de jugements impartiaux, évoquait le souvenir de la réaction de 1781, et résumait ainsi qu'il suit les réflexions qu'elle lui inspirait : « S'il était un moyen de prévenir l'explosion du pouvoir populaire S c'était de l'associer au gouvernement tel qu'il était établi, et d'ouvrir toutes les carrières au tiers état : on fit tout le contraire. Parce qu'un gouvernement corrompu avait abattu l'aristocratie, on crut qu'un gouvernement paternel devait la rétablir. On rappela les parlements; on rendit à la naissance tous ses avantages ; on exclut de plus en plus le tiers état de la carrière militaire; on mit les lois en opposition avec les mœurs, avec la marche naturelle des choses; on fit

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